Un mois après la découverte de directives racistes données par un propriétaire mettant son bien en location, une agence Laforêt a dû fournir des explications.
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En France, en 2016, il est encore possible de tomber sur des bombes de racisme archaïque et abjecte. La dernière en date a été lâchée par l’agence immobilière Laforêt, visiblement peu regardante sur le contenu de ses annonces. Moustapha, en visite dans un appartement à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), s’est empressé de tweeter une photo de la fiche technique destinée à l’agent immobilier en charge de la visite. Et ça ne pardonne pas.« ATTENTION IMPORTANT POUR LA SÉLECTION DES LOCATAIRES : nationalité française obligatoire, pas de noir. » Oui, vous avez bien lu : « pas de noir. » Un racisme primaire, tout ce qu’il y a de plus écœurant, qui montre bien dans quel état d’esprit déplorable se trouvent certains de nos concitoyens.
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« J’étais assez choqué, j’ai demandé des explications à l’agent immobilier. Il y avait des personnes noires qui visitaient l’appartement », explique Moustapha à France info. L’agent lui a alors fait comprendre que ce n’était « pas de sa faute ni de son ressort ». Il ne s’est pas non plus précipité pour signaler la chose à sa direction.
Alors à qui la faute ? À l’agence Laforêt des Lilas, en Seine-Saint-Denis, qui a mis un mois à réagir à l’affaire et dont l’une des collaboratrices a monté le dossier de location. « Une collaboratrice qui ne fait plus partie de l’entreprise », précise au micro de France info Laurent Balestra, responsable de l’agence, tout en répétant être « outré » par l’histoire. On ne sait pas si cette personne a été virée à la suite à de cette affaire ou si elle est partie d’elle même entre-temps.
« Elle a été naïve et mal formée, elle a retranscrit sans savoir. » Sans savoir quoi ? Que le racisme est puni par la loi en France ? C’est loin d’être la première fois que ce racisme primaire investit le milieu de la location immobilière. C’est notamment un problème auquel a été confrontée la plateforme Airbnb, qui a été forcée de faire signer une charte antidiscrimination à ses utilisateurs pour lutter contre la recrudescence de ces « incidents ».
Laurent Balestra a également tenu à rappeler la politique de Laforêt sur ces questions : « Lorsque les propriétaires sont racistes, je donne comme directive à mes employés de ne pas prendre les dossiers. On est aux Lilas, dans le 93, on ne peut pas se permettre ça. »
Ah parce que dans le 16e arrondissement, on peut ?












