Tranquillou, le wifi d’un Starbucks argentin faisait fabriquer de la cryptomonnaie à ses clients

Publié le par Pierre Schneidermann,

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Souvenez-vous, c’était en septembre dernier. Pour la première fois, les internautes découvraient un concept tout à fait inédit : des sites Web faisant « miner » des cryptomonnaies aux ordinateurs de leurs visiteurs, à l’insu de ces derniers. La technique avait été découverte quand The Pirate Bay l’avait utilisée pour la première fois.

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« Des sites Web qui font miner des cryptomonnaies », en voilà une phrase absconse ! Explications : un petit code (édité par l’entreprise Coinhive) est placé dans un site Web. Quand le visiteur arrive sur le site, son ordinateur mouline énormément pour une très noble cause : fabriquer des moneros, une cryptomonnaie moins connue que le bitcoin. Et cette chose a désormais un petit nom : le « cryptojacking« . Le procédé rapporte de l’argent à l’éditeur du site et à Coinhive. Combien ça rapporte exactement et comment ça marche ? Nous l’avions expliqué ici.

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Si le procédé n’a rien d’illégal, il fait cependant grincer des dents : les utilisateurs, en général, n’aiment guère que l’on fasse chauffer le processeur de leur ordinateur sans les mettre au courant. Car il y a deux gros inconvénients : le cryptojacking alourdit la facture d’électricité et fait chuter l’autonomie d’un ordinateur ou d’un téléphone portable.

Le 2 décembre dernier, un client d’un Starbucks argentin a remarqué que son ordinateur était mis à contribution pendant dix secondes lorsqu’il se connectait au wifi du café. Il s’en était ému sur Twitter :

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Traduction : « Salut @Starbucks @Starbucks Ar. Vous saviez que le fournisseur de wifi de votre café à Buenos Aires vous oblige à patienter 10 secondes lorsque vous vous connectez au wifi pour la première fois, afin de miner du Bitcoin en utilisant l’ordinateur portable du client ? C’est un peu limite… »

La réponse de l’entreprise est tombée dix jours plus tard :

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Traduction : « Dès que nous avons été alertés de ce qui se passait dans cette enseigne la semaine dernière, nous avons immédiatement pris des mesures pour que notre fournisseur d’accès à Internet règle le problème, et fasse les modifications nécessaires pour que nos clients utilisent le wifi en toute sécurité dans notre magasin. »

Les détails de l’affaire restent encore mystérieux, mais la responsabilité incomberait donc plutôt au fournisseur de wifi qu’à la multinationale. Morale de l’histoire ? Le code de Coinhive peut circuler un peu partout sur Internet, même lorsque l’on pense surfer dans un contexte « safe ».

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Si vous ne voulez pas que votre ordinateur se mette à chauffer à votre insu, la célèbre extension Adblock Plus permet de parer les effets du script de Coinhive. Il existe sinon des extensions spécialisées comme Coin-Hive Blocker.

À lire -> Comment nos petits ordinateurs fabriquent-ils des cryptomonnaies à notre insu ?