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On a classé (objectivement) tous les jeux Kingdom Hearts

Publié le

par Adrien Delage

Ce mardi 15 novembre, la licence culte Kingdom Hearts fête ses 20 ans en Europe. Retour sur l’un des crossovers les plus fous du monde vidéoludique, entre Disney et Square Enix.

On a classé (objectivement) tous les jeux Kingdom Hearts

© Disney/Square Enix

Ce mardi 15 novembre, l’une des franchises vidéoludiques les plus surprenantes et jouissives de l’Histoire fête ses 20 ans en Europe. Kingdom Hearts, ou l’histoire du crossover fou entre les licences Disney et les personnages des jeux Final Fantasy, empli ses aficionados d’un frisson de nostalgie sans précédent à chaque citation. Pour célébrer l’histoire passionnante, émouvante et épique de Sora, Donald, Dingo et leurs amis, on vous propose un petit classement des volets les plus importants de la saga du “Chercheur des Ténèbres” (comprendre sans la présence des jeux mobiles et exclusivités japonaises comme Dark Road et Unchained X), en attendant l’arrivée prochaine de Kingdom Hearts IV, qui devrait propulser la franchise vers de nouveaux horizons.

#10. Kingdom Hearts: Re:Coded (Nintendo DS, 2011)

Remake d’une série de jeux mobiles sortis exclusivement au Japon, Kingdom Hearts: Re:Coded est l’épisode le moins intéressant de la saga en termes de narration. Le jeu nous propose en grande partie de revisiter les mondes tirés du tout premier Kingdom Hearts, dans une version numérisée où vous incarnez Data-Sora. Mais la nostalgie du titre ne sauve pas Re:Coded et ses nombreux bugs, des plateformes insupportables au gameplay maladroit en passant par une caméra ingérable. Les minijeux étaient sympa, mais on est loin de l’aspect épique de la franchise créée par Tetsuya Nomura.

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#9. Kingdom Hearts 3D: Dream Drop Distance (Nintendo 3DS, 2012)

L’épisode de la saga qui a définitivement foutu le bordel au sein de la chronologie Kingdom Hearts, déjà extrêmement complexe depuis le deuxième opus. Dream Drop Distance n’est pas un mauvais jeu, surtout avec son gameplay ultrafun et l’ajout des Avale-rêves, qui ramène un aspect collection à la Pokémon plutôt addictif, mais il est arrivé au mauvais moment. Celui où les fans de la saga n’en pouvaient plus des spin-off sur consoles portables, alors que l’attente de Kingdom Hearts III devenait interminable voire carrément désespérée. Celui aussi où on avait un peu marre d’affronter à chaque fois des similis de Xehanort et cette fichue Organisation XIII.

#8. Kingdom Hearts 0.2: Birth by Sleep – A Fragmentary Passage (PS4, 2017)

Là encore, ce Fragmentary Passage, sequel du spin-off Birth by Sleep (vous suivez ?) n’est pas simple à classer. Même si l’opus est très court, on prend un grand plaisir à retrouver Aqua près de sept ans après BBS et d’arpenter à ses côtés une partie du royaume des Ténèbres. Avant KHIII, Fragmentary Passage était aussi le premier jeu de la licence à faire appel à l’Unreal Engine 4, petite révolution graphique surtout pour les habitués des consoles portables. Pas le jeu le plus mémorable, mais assurément un must play avant de poursuivre l’histoire de Sora, Donald et Dingo dans Kingdom Hearts III.

#7. Kingdom Hearts: Melody of Memory (PS4, Nintendo Switch et Xbox One, 2020)

Si Kingdom Hearts est déjà un ovni dans l’univers des jeux vidéo, Tetsuya Nomura n’a pas peur de repousser un peu plus loin les limites de sa saga. Ainsi, en novembre 2020 paraît Melody of Memory, un jeu de rythme calqué sur le système de Theatrhythm Final Fantasy. Si le genre surprend, il faut reconnaître que le titre est très divertissant et accessible, mettant en lumière les musiques sublimes composées par Yoko Shimomura et/ou orchestrées par Kaoru Wada. Cerise sur le gâteau, Square Enix n’oublie pas le fan service en nous permettant d’incarner une vingtaine de personnages tirés de la franchise et en faisant un peu progresser l’arc de Kairi pour notre plus grand plaisir.

#6. Kingdom Hearts: 358/2 Days (Nintendo DS, 2009)

Sans conteste le jeu le plus difficile à classer de toute la franchise. 358/2 Days a brisé le cœur des fans avec l’histoire tragique de Roxas et Xion (grandement inspirée de l’arc autour de Tidus dans Final Fantasy X), mais l’aventure souffrait d’une vraie faiblesse de gameplay, principalement au niveau des combats (le stylet quasi inutile, un comble pour un jeu DS). Hormis la Cité du Crépuscule, le level design manque cruellement de nouveautés, si bien qu’on était une fois encore obligés de se taper les mondes de KH1. Mais le kif de pouvoir jouer Roxas en héros nous empêche clairement de le descendre dans le classement.

#5. Kingdom Hearts III (PS4 et Xbox One, 2019)

LE jeu que les fans de Kingdom Hearts ont attendu pendant plus d’une décennie, après s’être tapé pléthores de spin-off plus ou moins réussis sur des consoles différentes (sans oublier les jeux mobiles). Pour certains et certaines, c’était même censé être un monolithe du jeu vidéo à travers le dénouement d’une histoire vieille de 18 ans, complexe, dense et poignante, le fameux arc du “Chercheur des Ténèbres”. Il faut admettre que le résultat était un peu en dessous des attentes, malgré les graphismes revus à la hausse, l’arrivée d’une poignée de nouveaux mondes à explorer, la possibilité inédite de former une équipe de soutien de quatre personnages et la mécanique très fun de l’Attraction Flow. Pas notre préféré donc, mais incontestablement l’un des épisodes les plus solides et explosifs de la saga, qui a certainement arraché quelques larmes aux plus anciens et anciennes, votre serviteur y compris.

#4. Kingdom Hearts: Chain of Memories (Game Boy Advance, 2004)

Difficile d’être objectif sur un jeu qu’on a dû être plusieurs à poncer en secret la nuit sur notre GBA. Chain of Memories était une petite et très bonne surprise à l’époque, le premier spin-off d’une longue série dans la saga Kingdom Hearts. Mais la magie du Manoir Oblivion continue de nous habiter, encore avec le remake HD désormais disponible sur consoles de salon. On l’aime autant pour son système de combat basé sur des cartes à collectionner que pour la mécanique narrative autour de Sora et ses compagnons, qui perdent leurs souvenirs à mesure qu’ils progressent dans l’antre de Marluxia. L’introduction de l’Organisation XIII, Naminé et donc de Xemnas, l’antagoniste principal de KHII, était superbement mise en scène et s’impose encore aujourd’hui comme un pseudo Kingdom Hearts 1.5 de haute volée.

#3. Kingdom Hearts: Birth by Sleep (PSP, 2010)

Que ce soit au cinéma, dans les séries ou même en littérature, les prequel sont souvent délicats, pour ne pas dire casse-gueule. Pourtant, Birth by Sleep est une exception dans l’univers Kingdom Hearts. L’action-RPG sorti sur la console portable de Sony permet d’étendre, de complexifier, mais aussi de mieux saisir la mythologie tentaculaire de la saga, avec l’introduction de Ventus, Terra et Aqua, mais aussi de Xehanort, le vrai méchant qui tire les ficelles des ténèbres depuis le début de la licence.

Birth by Sleep est un jeu très généreux puisqu’il nous permet d’incarner trois personnages, chacun traçant sa propre voie de maître de la Keyblade. Évidemment, chaque joueur et joueuse a son petit préféré puisque la personnalité et le style de combat évoluent selon le personnage que vous contrôlez. Un Kingdom Hearts nomade, qui emprunte les meilleures mécaniques de KHII et Chain of Memories et exploitait les capacités graphiques surprenantes de la PSP à l’époque. Un opus mémorable qui peut même servir de point d’entrée à la franchise pour découvrir l’histoire de Sora de façon certes chaotique, mais chronologique.

#2. Kingdom Hearts (PS2, 2002)

L’origine du crossover fou, la beauté de la jaquette européenne, la découverte de la Keyblade et des Sans-cœur, c’est les émotions, comme dirait Zizou. Avec son univers enchanteur, ses cinématiques sublimes pour l’époque, son gameplay nerveux et les vannes irrésistibles de Donald et Dingo, le tout premier Kingdom Hearts a marqué les esprits. Oui, le jeu a pris quelques rides depuis sa sortie en 2002, forcément, mais la nostalgie et la puissance émotionnelle de l’histoire restent intactes (tout comme la voix française de Donald Reignoux dans la peau de Sora, merci pour les travaux de dingue).

Même ses bugs insupportables ont quelque chose d’attachant avec le recul, comme ce foutu système d’assemblage des vaisseaux Gummi ultra-cryptique, ces satanées Truffes bleues à farmer pour obtenir Ultima, la Keyblade surpuissante, ou la caméra particulièrement horrible dans certains combats de boss (la grosse tête d’Ursula et Maléfique version dragon, quel enfer, sérieux). Pour les plus courageux et courageuses de la saga, on garde évidemment en tête l’affrontement optionnel, mais épique, contre Séphiroth, qui confirmait bien que Kingdom Hearts, ce n’était pas que pour les enfants.

#1. Kingdom Hearts II (PS2, 2005)

Un chef-d’œuvre, tout simplement, et l’un des meilleurs et des plus beaux titres de l’histoire de la PS2. Votre serviteur a rarement autant frissonné et même pleuré à chaudes larmes devant un jeu vidéo. Avec ce deuxième opus, Kingdom Hearts est passé dans une autre dimension, à commencer par son scénario qui se révélait beaucoup plus sombre, intense et dense qu’un crossover avec des personnages Disney ne le laissait imaginer. Non mais franchement, qui n’a pas sauté de sa chaise à sa première mort, lorsque Mickey et sa Keyblade dorée viennent nous sauver de façon aléatoire et qu’on peut l’incarner pendant quelques minutes ?!

Tetsuya Nomura et ses équipes ont également repoussé tous les curseurs pour ce deuxième volet : plus de Keyblades, des nouveaux mondes, un rework convaincant des voyages en vaisseau Gummi, les alternances de points de vue entre Sora et Roxas et surtout les formes de fusion, tellement badass et jouissives à incarner. On soulignera aussi le retour de Séphiroth en boss optionnel et le combat le plus long, difficile et éprouvant de la saga, cette fichue Volonté Persistante, un cauchemar digne des Souls. Bref, Kingdom Hearts II est de loin le meilleur volet de la saga, le cœur du royaume de Nomura si vous nous permettez l’expression.