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Déso, ce n’est pas le nouveau casque de réalité virtuelle PlayStation qui va (enfin) nous lancer dans le métavers

Publié le

par Pierre Bazin

Si Zuckerberg se demande pourquoi son métavers ne marche pas, on a un début de réponse.

Déso, ce n’est pas le nouveau casque de réalité virtuelle PlayStation qui va (enfin) nous lancer dans le métavers

Annoncé cette année déjà, le PSVR 2 débarquera en février 2023. Sony a également dévoilé le prix du casque de réalité virtuelle de la PlayStation 5 et l’addition est salée. 600 euros, c’est la somme que vous devrez débourser pour vous équiper du casque et de ses deux manettes spéciales afin de profiter des jeux en VR sur votre console next-gen.

Alors, évidemment, derrière ce prix se trouve un casque de haute technologie qui surpasse largement son prédécesseur, le PSVR, sorti en 2016 pour la PS4. Écran OLED, quatre caméras intégrées, des manettes ultra-ergonomiques, du eye tracking, de l’audio 3D… En résumé : c’est du très bel ouvrage.

Mais même si la qualité est au rendez-vous, un prix élevé reste une barrière à un large public. N’oublions pas qu’une PS5 coûte déjà 500 euros (si vous avez de la chance), sans compter qu’il faut aussi se faire une bibliothèque de jeux VR – et ce n’est pas gratuit non plus.

Cette question du coût de la VR existe depuis les débuts de la technologie. Pour rappel, dans les années 1990, certains constructeurs comme Sega proposaient déjà des expériences d’arcade en réalité virtuelle, comme le Mega Visor Display. Mais les expériences de consommation domestique ont été rares et infructueuses.

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Il faudra attendre 2016 pour que la VR entre dans une nouvelle ère. Cette année-là, deux concurrents se font face : le HTC Vive de Valve et l’Oculus Quest de Facebook – qui a racheté Oculus deux ans auparavant. Si les retours des consommateurs sont bons, l’obstacle est déjà le même à l’époque : le prix. Il fallait compter plus de 900 euros pour se procurer ces bijoux technologiques.

La VR reste un loisir de riches

Aujourd’hui, six ans plus tard, alors qu’un PC avec des configurations haut de gamme pour 2016 coûterait (minimum) moitié prix, les prix de la VR ne décroissent pas encore assez. Pourtant, l’heure est plus que jamais à la réalité virtuelle. Il n’y a qu’à voir l’investissement de Meta sur la question.

Les concurrents sont tous entrés dans la place. Apple travaillerait sur son propre casque, et selon Bloomberg, il pourrait coûter pas moins de 2 000 euros – mais bon, après tout, on parle d’Apple. Meta a récemment révélé son Quest Pro qui est, objectivement, une révolution technologique pour la réalité virtuelle, augmentée et mixte… à 1 500 euros.

La course à la technologie a fait oublier celle à l’accessibilité au grand public. Sur le papier, la VR vend du rêve, y compris aux personnes qui n’auraient jamais touché une manette de leur vie. C’est naturellement excitant de pouvoir réellement se mouvoir dans un monde imaginaire.

À quand une VR pour tous ?

Mark Zuckerberg se demande pourquoi son métavers Horizon est vide ? Peut-être que le prix d’entrée d’un demi-Smic y est pour quelque chose. Pourtant, Meta a déjà eu ses petits succès : en 2020, l’Oculus Quest 2 était vendu à 350 euros, un prix abordable qui a permis d’en écouler plus de 15 millions d’unités à travers le monde – en comparaison, Sony a vendu 25 millions de PS5.

Pour moins de 400 euros, on pouvait avoir un casque autonome et profiter d’une VR très convaincante. On peut même hésiter entre acheter une Nintendo Switch et un casque VR. Cet été, malheureusement, Meta a annoncé augmenter le prix du Quest 2 de 100 euros.

Les consommateurs ne veulent pas la meilleure VR, la plus optimale, la plus performante, la plus impressionnante ou même la plus bling-bling. Ils veulent juste… essayer.

Les géants de la tech vont encore une fois plus vite que la musique, le grand public n’a pas encore pu goûter à cette technologie qui, pourtant, a des rêves à offrir… au plus grand nombre.