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On a discuté avec la golfeuse Céline Boutier : “C’est un des meilleurs sports qui existent”

Publié le

par Abdallah Soidri

La joueuse de 28 ans veut casser l'"image inaccessible" de son sport en affirmant qu’il "est adapté à tout le monde", et donne des conseils pour devenir féru de la balle blanche.

On a discuté avec la golfeuse Céline Boutier : “C’est un des meilleurs sports qui existent”

© ASO/Timothé Renaud

Le golf n’est pas ce qu’on appelle communément un sport grand public, à l’instar du football, du basket-ball ou de l’athlétisme. En France, la discipline jouit d’une image chic, élitiste et confidentielle. C’est à se demander comment les professionnels sont tombés dedans. Dans le cas de Céline Boutier, la numéro 1 mondiale, qui défendra son titre dans moins de deux semaines au Lacoste Ladies Open de France, à Deauville, son père est impliqué.

“Il jouait déjà au golf avant que je ne commence. Il était fou de ce sport. Avec mes frères et sœurs, il nous emmenait au practice avec lui”, se souvient la joueuse de 28 ans, qui a conscience de l’“image inaccessible” de cette discipline “pour la majorité des personnes”. Une perception qui ne correspond pas au “sport qu'[elle] vit”.

Un sport adapté à tout le monde

“Je ne suis pas très objective, mais c’est un des meilleurs sports qui existent. La façon dont il est vu aux États-Unis est différente, c’est pour ça qu’il a une image plus cool et que des athlètes en sont super fans”, explique celle qui compte dix victoires sur le circuit professionnel. “C’est un sport très sociable, en plein air, on peut faire des petits jeux, donc pas besoin d’être super fort. C’est adapté à tout le monde. C’est un vrai sport mais aussi un loisir.”

Pour convaincre les sceptiques de s’y intéresser, la golfeuse balance quelques conseils : “Il faut se lancer, aller à un practice et taper quelques balles. On n’est pas obligé de taper un 18 trous pendant cinq heures. Ça peut juste être vingt minutes, faire quelques trous, et rentrer. Ça ne doit pas être si rigide et si long.” Outre la pratique, la joueuse classée 17e mondiale recommande aussi de “regarder les tournois à la télévision, pour voir comment ça se joue”. Et d’assurer : “En regardant, ils apprécieront le golf.”

Les golfeuses plus fortes que les basketteurs à l’université de Duke

Aux États-Unis, une grosse partie de la population est déjà acquise à ce sport. Céline Boutier le sait bien, elle qui vit aujourd’hui dans le Texas et qui a affûté ses drives à l’université de Duke, dans l’État de Caroline du Nord. Dans les facultés du pays de l’Oncle Sam, le golf occupe une place grandissante, affirme la native de Clamart : “Il prend de plus en plus d’ampleur grâce à sa diffusion sur Golf Channel. Il se rapproche de plus en plus du monde professionnel.”

Mais pas de quoi rivaliser avec le sacro-saint basket-ball, roi à Duke, où le programme de l’équipe masculine fait partie des meilleurs du pays et dont la rivalité avec l’université de North Carolina est une des plus grandes, tous sports confondus. Pourtant, comme s’amuse à le mentionner l’ancienne Blue Devil, l’équipe féminine de golf compte plus de titres nationaux que leurs confrères basketteurs, “six contre cinq”.

En parlant de titres, Céline Boutier tentera de conserver le sien à partir du 15 septembre, au Lacoste Ladies Open de France, à Deauville. Une victoire, si tel est le cas, qui la rapprocherait de ses objectifs : “gagner un Majeur”, mais surtout “devenir une meilleure joueuse chaque année”. D’ici là, le golf sera peut-être devenu un sport populaire.

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