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Éric Abidal pourrait ne pas avoir de lien de parenté avec la personne lui ayant donné un organe

Éric Abidal pourrait ne pas avoir de lien de parenté avec la personne lui ayant donné un organe

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© Pau Barrena/AFP

Si aucun lien de parenté n’est établi, cela accréditerait l’hypothèse d’un achat illégal d’organe.

Un rapport envoyé au tribunal qui enquête sur la greffe de foie reçue par l’ex-joueur français du FC Barcelone Éric Abidal n’élucide pas s’il y a un lien de parenté avec le donneur, car les preuves sont “incomplètes”, selon la défense de l’ancien président du club catalan Sandro Rosell.

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Éric Abidal, Sandro Rosell et l’ancien dirigeant du Barça Juan José Castillo sont visés par une enquête pour des irrégularités présumées autour de la greffe de foie qui avait sauvé l’ancien joueur d’une tumeur en 2012, et un soupçon d’achat d’organe illégal. Le cabinet de l’avocat Pau Molins, qui défend Rosell, a affirmé mardi à l’AFP que le rapport ne se prononce pas sur un éventuel lien de parenté entre Abidal et son donneur Gérard Armand, et qu’il lui faudrait pour ce faire mener des examens supplémentaires.

Lundi, le média espagnol El Confidencial a affirmé que l’Institut espagnol de toxicologie “n’a pas pu prouver que l’ancien joueur du FC Barcelone Éric Abidal et son supposé cousin qui lui a donné une partie de son foie en 2012, Gérard Armand, sont de la même famille.”

Si aucun lien de parenté n’est établi, cela accréditerait l’hypothèse d’un achat illégal d’organe

Rosell s’est toujours défendu de cette hypothèse. “Les examens réalisés à cet effet sont incomplets, et le tribunal pourrait en exiger de nouveaux, comme le suggère l’Institut national de toxicologie lui-même”, a affirmé le cabinet d’avocats dans un communiqué transmis à l’AFP, clamant une nouvelle fois l’innocence de l’ancien président du Barça (de 2010 à 2014).

Le rapport, dont un extrait est cité dans le communiqué transmis par la défense de Rosell, assure que “les échantillons analysés ne sont pas les plus indiqués pour cette étude de parentalité car, comme montré dans les résultats, les profils génétiques obtenus sont partiels du fait de la dégradation génétique dont souffrent les tissus prélevés une fois introduits dans les liquides prévus pour leur conservation.”

“Si ce tribunal désire obtenir des résultats concluants pour son enquête, il devrait demander à ce que soient prélevés des échantillons biologiques des deux géniteurs de M. Armand ainsi que des deux géniteurs de M. Abidal, s’ils sont disponibles, ou au moins des éventuels frères et/ou sœurs biologiques”, ajoute le rapport.

L’origine du doute

D’après le cabinet d’avocats de Pau Molins, “on ne peut affirmer, comme l’ont fait certains médias de manière infondée et injuste, et qui se contredisent quand on leur montre le rapport, que messieurs Armand et Abidal n’ont un quelconque lien de parenté.”

Les doutes sur un éventuel recours à un trafic d’organe proviennent d’appels téléphoniques entre Rosell et un interlocuteur inconnu enregistré dans le répertoire de l’ex-président sous le nom de “Juanjo” selon la presse, interceptés par la police en avril 2017. Transmis à la justice, ils ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête pour présomption de trafic d’organe.

“M. Rosell n’a participé ou n’est intervenu de quelconque manière dans la gestion de la greffe de M. Abidal”, a insisté mardi sa défense.

Konbini sports avec AFP.