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Des employés qui travaillaient sur les chantiers du Mondial au Qatar attendent d’être payés depuis des mois

Des employés qui travaillaient sur les chantiers du Mondial au Qatar attendent d’être payés depuis des mois

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“D’après notre enquête, nous avons constaté que les retards dans le versement des salaires par Mercury MENA ont débuté aux environs de février 2016 et sont devenus plus récurrents et définitifs en 2017. En outre, l’entreprise n’a pas fourni de permis de séjour aux travailleurs comme l’exige la loi, ce qui a donné lieu à des amendes et a encore restreint leurs possibilités de changer de travail ou de quitter le pays.”

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Mercury MENA aurait également refusé à au moins un travailleur un “permis de sortie” lui permettant de quitter le Qatar. Amnesty International précise : “En vertu du système de parrainage en vigueur au Qatar, les entreprises ont le pouvoir d’empêcher les travailleurs de quitter le pays ou de changer d’emploi, ce qui limite leurs possibilités d’échapper aux abus ou de dénoncer leur traitement.”
La fondation a eu l’occasion d’interroger les anciens employés sur leurs conditions de travail et a rapporté les mots d’Ernesto, originaire des Philippines : 

“J’imagine comment ce sera durant la Coupe du monde… Des gens venus du monde entier pour acclamer, rire, visiter les stades magnifiques, les sites de loisirs et les hôtels ici… Est-ce qu’ils s’interrogeront sur ce qui s’est passé dans les coulisses de ces bâtiments ?”

Amnesty International a pu s’entretenir avec un dirigeant de Mercury MENA, “qui a reconnu les retards importants dans le paiement des salaires mais a nié exploiter ses employés”
Ces derniers ont travaillé sur les chantiers d’un des stades où se déroulera la compétition à l’hiver 2022, mais aussi sur les sites qui accueilleront les cérémonies d’ouverture et de fermeture du tournoi, ainsi que sur une cité ouvrière abritant d’autres travailleurs, toujours selon Amnesty International.