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Workerz, ou comment la scène musicale de MySpace s’est réinventée

Workerz, ou comment la scène musicale de MySpace s’est réinventée

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Par Thomas Andrei

Publié le

Les Petits Pilous avait une approche de la musique brutale, sans vergogne. On était jeune. “Jolie Fille” est plein de sons distordus, métalliques, ça vous prend à la gorge et ça ne vous lâche pas, aucune pause, c’est une ruade constante. Ça sentait la cabane humide et sale en Allemagne de l’Est.
Avec Workerz j’essaye de faire quelque chose de très efficace, sans faire de distortions, de ponts, sans lâcher des trucs… “No Witnesses” est d’abord un son de rap que je ne pouvais pas jouer en live, parce que je ne fais pas vraiment de hip-hop. J’avais ce remix, et ça a donné ça, avec des sons plus proches de la House et de la Deep House. J’avais envie que ça sonne encore un peu brut, et je pense que c’est le cas.

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Bien sûr ce titre sonne brut, et brutallement sexuel aussi. Le clip, réalisé par l’allemand Robert Cibis, est un film de bondage comprenant corde, couteau et l’indispensable pilule, en une danse lascive de corps dénudés noirs et blancs.
Finalement, même si Les Petits Pilous et Workerz sonnent assez différemment, Jean-Patrick s’accorde pour dire que les deux sont proches ; leur seul but est de faire danser les gens jusqu’à n’en plus pouvoir. Ces mêmes gens qui portaient des capuches et écoutaient Crystal Castles, ces mêmes gamins qui, tout comme Jean-Patrick, ont grandi, mais font toujours la fête.
Le troisième EP de Workerz sort sur Back Office Records le 23 octobre prochain.