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Trois choses que l’on peut apprendre sur Kanye West grâce au docu Jeen-Yuhs sur Netflix

Trois choses que l’on peut apprendre sur Kanye West grâce au docu Jeen-Yuhs sur Netflix

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Par Inès Richardson

Publié le

Pour Coodie Simmons, qui a filmé le parcours de Kanye depuis 1998, "ça ne faisait aucun doute qu’il allait devenir une star".

L’événement tant attendu par les plus grands fans de Kanye West est arrivé. Diffusé ce mercredi 16 février 2022 sur Netflix, le premier volet de Jeen-Yuhs marque le début d’un documentaire en trois parties sur le rappeur de Chicago, retraçant plus de vingt ans de sa vie, de ses débuts à sa consécration comme une des stars les plus légendaires du rap américain.

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Co-auteur du projet et ami de longue date de Kanye, Coodie Simmons prête sa voix en tant que narrateur. Alors que Ye ne connaît pas encore le succès, il est le seul à croire en son ambition. En 2002, il décide de tout lâcher pour filmer le jeune producteur dans sa quête de reconnaissance. “Ça ne faisait aucun doute pour moi qu’il allait devenir une star”, déclare Coodie dans ce premier volet.

En trois points, voici ce que vous ne saviez peut-être pas sur Kanye.

1. Personne ne voulait d’un rappeur-producteur

Qui était Kanye avant d’être le célèbre Kanye West ? En premier lieu, il se fait connaître grâce à son talent de beatmaker, notamment avec la production de cinq titres sur l’album The Blueprint de Jay-Z, qui pèse déjà lourd dans le monde du rap. Fort de cette première expérience et avec le succès du titre “Izzo (H.O.V.A.)”, Kanye rejoint la Big Apple pour se rapprocher de son partenaire et tenter d’intégrer l’équipe de Roc-A-Fella Records, maison de disques que le New-Yorkais a cofondée. Manque de chance, les boss du label refusent de lui donner le contrat qu’il espérait tant.

Son parcours est semé d’embûches. Pas facile pour le jeune artiste (qui porte encore un appareil dentaire) de se faire une place au sein de ce milieu ultra-sélect’. Personne ne croit à son succès mais, loin d’être découragé, Kanye persiste, sûr de son talent. Il écume les studios d’enregistrement de la ville, les maisons de disques comme Def Jam et cherche à être l’invité de l’émission de MTV You Hear It First, qui peut tout changer pour lui. Il sera rappeur-producteur et il mettra l’Amérique à ses pieds. “J’ai les crocs. On ne m’a jamais rien servi sur un plateau”, explique-t-il à un journaliste alors qu’il est à New York depuis un an.

Malgré ses efforts, sa route vers le succès se fait longue et difficile. Chicago va être la source de sa détermination et c’est Donda West, sa mère, qui va lui redonner espoir et confiance.

2. Donda était sa source d’inspiration

Chicago, la ville natale de Ye, est là où sa mère habitait avant son décès en 2007. Professeure d’anglais à l’université de la ville, Donda West est la première admiratrice de la future star. Dans ce premier épisode, on comprend que les deux entretiennent une relation singulière. Toujours plus fière de son fils, c’est elle qui lui transmet son immense confiance. Elle le pousse à aller toujours plus loin pour réussir.

“Tu es le Michael Jordan de la musique”, “Quand on bosse autant, aussi bien et depuis si longtemps, ça paie toujours”, déclare-t-elle. Elle reste pourtant lucide – “il a toujours été égocentrique” – et de bon conseil : “Tu as les pieds sur terre, mais tu es très confiant. Parfois ça passe pour de l’arrogance”, le prévient-elle, l’invitant à “garder les pieds sur terre” et “à s’envoler”.

Pas de temps à perdre, Kanye, plus ambitieux que jamais, se met à travailler sur son premier album. Ce projet, “c’est une vraie bouffée d’air frais”, explique-t-il à la caméra de Coodie. “Ma mère m’a inculqué un tas de trucs dont je dois parler. […] Je ne vais pas rapper ‘je vais te buter’ parce que c’est ce qui marche dans l’industrie. Je n’en ai rien à foutre de l’industrie. Quand je ferai cet album, ce sera le truc le plus pur que vous pourrez entendre, car si je me plante je peux toujours manger [en tant que producteur, ndlr]. Alors je vais faire mon album comme j’en ai envie”, promet-il.

3. Jay-Z est le premier rappeur à avoir vraiment cru en lui

Comme tout le monde le sait, Jay-Z était déjà au début des années 2000 une véritable légende dans le monde du rap, accumulant les disques de platine, et ce bien avant l’arrivée de Kanye West sur son chemin. Ce dernier n’était donc pas encore connu en tant que rappeur mais, comme déjà dit plus haut, en tant que producteur. Il a notamment composé en 2001 cinq titres de l’album culte The Blueprint de Jay-Z – dont “Izzo”, le premier single du disque.

Ye, de son nouveau nom, s’est donc pris des refus de tous les labels new-yorkais, dont Roc-A-Fella. Jusqu’à ce que Jay-Z décide de lui donner sa chance, étant le seul à capter le talent du bonhomme. D’ailleurs, on peut voir dans la première partie de ce documentaire un moment charnière : nous sommes en août 2002, lors de la tournée de Jay-Z “The Dynasty Tour”, quand, à la fin d’un concert mémorable à Chi-Town, le rappeur natif de la Windy City annonce devant une foule en délire sa signature officielle chez Roc-A-Fella aux côtés de toute la clique du label. L’industrie semblait être à la recherche du nouveau Jay-Z : ironique que ce soit lui-même qui le trouve.

Article écrit par Inès Richardson et Diego Lacombe-Picos.