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Stem, l’application qui aide les artistes à traquer leurs royalties

Stem, l’application qui aide les artistes à traquer leurs royalties

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Par Thibault Prévost

Publié le

YouTube paie peu, Facebook pas du tout

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Depuis 2001, une alternative aux circuits de production traditionnels existe déjà : Kobalt. Née dans une ère pré-Facebook, l’entreprise, qui a levé 60 millions de dollars en 2015 auprès de Google et d’autres partenaires, travaillerait, entre autres, avec Paul McCartney, Boys Noize, Danger Mouse ou De La Soul. En mars dernier, la major Sony elle-même a lancé une application similaire pour aider les artistes (du moins, les siens)  à gérer leurs royalties. Plus ironique, Facebook  s’était également lancé dans le secteur en 2011 en nouant un partenariat entre son application de recensement de groupes BandPage et SoundExchange, une organisation gouvernementale américaine de distribution de royalties.
Ironique car, comme l’explique le site Re/code, Facebook a encore du mal avec le concept de rémunération de contenu, qui ne se limite pas à la production musicale. Alors que le réseau social se place de plus en plus clairement sur le marché de la diffusion de vidéos avec l’objectif de concurrencer YouTube (qui a encore énervé les syndicats d’artistes américains ce mois-ci), son architecture même pose de gros problèmes en termes de copyrights : elle permet à quiconque de reposter du contenu via son profil – le “freebooting” –, ce qui viole allègrement les droits d’auteur.
Voilà un nouvel obstacle dressé entre les artistes et leurs recettes que Stem, Kobalt ou les autres auront toutes les peines du monde à surpasser sans un coup de main de Mark Zuckerberg.