Remontés contre les plateformes de streaming, les acteurs français menacent de faire grève comme aux États-Unis

Remontés contre les plateformes de streaming, les acteurs français menacent de faire grève comme aux États-Unis

Image :

© Robyn Beck/AFP

photo de profil

Par Konbini avec AFP

Publié le

Près de 7 000 artistes demandent notamment une meilleure rémunération de la part de Netflix, Prime Video et compagnie.

Swann Arlaud, Alain Chamfort, Sandrine Bonnaire, Valérie Donzelli ou Agnès Jaoui figurent parmi les 7 000 signataires d’une lettre ouverte réclamant une meilleure rémunération des artistes-interprètes par les plateformes de streaming. Ces artistes – comédiens ou musiciens auteurs de bande-son – veulent être “rémunérés proportionnellement au succès de l’œuvre à laquelle ils collaborent”, écrivent-ils dans cette lettre ouverte publiée lundi. Cela n’est selon eux pas le cas “dans l’univers impitoyable du streaming”, dominé par le géant américain Netflix.

À voir aussi sur Konbini

Cette lettre ouverte a été lancée à l’initiative de l’Adami, société qui gère les droits de comédiens et musiciens pour la diffusion de leur travail enregistré. “Film au succès retentissant ou série qui cumule le nombre de vues et de saisons ? Peu importe la durée de disponibilité de visionnage et le nombre de streams, les actrices et acteurs perçoivent un forfait, maigre et unique, déterminé dès le début”, poursuivent les signataires.

Ils rappellent qu’une directive européenne de 2019 a pourtant acté le principe d’une “rémunération appropriée et proportionnelle des interprètes”. Mais trois ans après sa transposition dans la loi française par une ordonnance en 2021, “aucun accord n’a vu le jour, laissant les actrices et les acteurs dans l’expectative la plus totale”, regrettent-ils.

“Dans cette situation aux airs de supplice de Tantale, où la loi existe, mais où elle n’est pas appliquée, difficile de ne pas songer à dupliquer les dernières revendications du secteur américain”, menacent-ils en référence à la grève dure qui avait touché le secteur aux États-Unis l’an dernier. Celle d’Hollywood l’année dernière, qui avait mobilisé les syndicats des scénaristes et des acteurs, avait duré près de 146 jours, soit presque 5 mois.