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Pour la première fois au Super Bowl, le hip-hop a fait renaître ses légendes sur scène

Publié le

par Inès Richardson

Snoop Dogg, le retour de 50 Cent, Eminem et son genou à terre, Mary J. Blige, Kendrick Lamar… ont donné un show légendaire dirigé par Dr Dre.

Pour la première fois au Super Bowl, le hip-hop a fait renaître ses légendes sur scène

Un match haletant jusqu’au bout, avec la victoire des Rams (23-20) contre les Bengals, mais aussi le tout show-business au stade, du hip-hop, des publicités et un genou à terre posé par Eminem, le 56e Super Bowl a été riche en temps forts.

L’événement sportif le plus suivi aux États-Unis était de retour à Los Angeles pour la première fois depuis 29 ans dans l’écrin flambant neuf du SoFi Stadium, et le gratin du show-business s’est déplacé en masse. Avec The Rock sur la pelouse en Monsieur Loyal pour présenter les équipes, Charlize Theron, Jennifer Lopez, Kanye “Ye” West cagoulé, Jay-Z sur le bord du terrain, Matt Damon ou Mark Wahlberg, le Super Bowl sentait bon le glamour.

La “block party” de la mi-temps

Cette année, pour le traditionnel concert de la mi-temps, le hip-hop était à l’honneur avec les plus grandes légendes de son catalogue qui ont déroulé plusieurs de leurs succès devant un stade euphorique. En tant que chef d’orchestre, Dr Dre a fait revivre les plus grands classiques du hip-hop états-unien. Accompagné de Snoop Dogg, les deux stars sont arrivées sur scène avec “The Next Episode”.

S’en suit, au grand plaisir du public, l’apparition surprise de 50 Cent, suspendu par les pieds avec son hit “In da Club”. Le flow percutant de Kendrick Lamar était aussi à l’honneur. Le tout sur les toits d’une rangée de maisons de plain-pied typiques de Los Angeles, des “lowrider” (à la carrosserie abaissée) garées devant, avec la voix râpeuse de la queen Mary J. Blige en contrepoint. La réaction enflammée du SoFi Stadium et des réseaux sociaux a rappelé, si besoin était, que le hip-hop est le genre musical dominant aux États-Unis.

Le genou d’Eminem se pose à terre

D’un genou à l’autre, d’une souffrance à d’autres. Après avoir gratifié les fans de son tube “Lose Yourself” (et accompagné notamment d’Anderson .Paak), hymne aux outsiders qui finalement triomphent et trouvaient un écho chez les Bengals que personne n’avait vu venir, le rappeur de Detroit a terminé sa prestation en mettant le genou à terre… alors que la NFL le lui en avait refusé l’autorisation.

Une référence claire au geste du quarterback et militant Colin Kaepernick qui avait de la sorte protesté contre les violences policières faites aux Noirs aux États-Unis et avait déclenché une révolution en NFL en 2016. Si Dre avait assuré qu’Eminem ne montrerait pas son sexe pendant le show, le rappeur a trouvé un moyen d’agir comme une légende et de manière plus honorable. Avant la prestation, Snoop Dogg a déclaré : “Je pense toujours que je suis dans un rêve parce que je ne peux pas croire qu’ils laisseront un vrai artiste hip-hop monter sur scène lors d’un Super Bowl de la NFL. Nous allons simplement attendre ce moment et mettre en place quelque chose de spectaculaire, et faire ce pour quoi nous sommes connus en délivrant notre héritage.”

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Le spectacle a été apprécié par les fans alors que le soleil se couchait sur Los Angeles. À tel point que certains, comme James Harden, star en NBA, ont déclaré que ce concert était “le meilleur de l’histoire” du Super Bowl. Un concert légendaire qui aura retracé la grande histoire du hip-hop américain.

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