À l’honneur dans le film Peaky Blinders : l’Immortel, Tommy Shelby est considéré comme l’un des personnages les plus charismatiques de l’univers des séries. Mais il est loin d’être le seul. Alors, on a procédé à un classement. Qui devrait en énerver ou contenter plus d’un, c’est certain. Le voici. Et évidemment, histoire de bien vous énerver un peu plus, on a omis (oups, vraiment) de mettre Tommy Shelby dedans (il aurait été premier de toute façon, non ?) Déso… pas déso.
À voir aussi sur Konbini
10# Le Caïd
Dans le cas présent, et ce sera valable pour tous les membres de ce classement, c’est l’interprétation du personnage qui l’a fait changer de dimension. Déjà charismatique pour les lecteurs de comics, le Caïd a éclaté aux yeux du monde en 2015, quand Daredevil est diffusé pour la première fois sur Netflix. Qui se souvient de la version jouée par Michael Clarke Duncan dans le film éponyme de 2003 ? Plus grand monde vu le flop qu’a fait le long-métrage porté à l’époque par Ben Affleck, Jennifer Garner et Colin Farrell.
En revanche, personne n’oubliera de sitôt le Caïd de Vincent D’Onofrio. Débit de parole lent, tics de langage et physiques – une façon de bouger les mains et la tête, entre autres – capacité à entrer dans une colère noire en une seconde et une violence inouïe : Wilson Fisk est un gars dangereux. La tête d’un de ses ennemis s’en souvient, décapité à coups de portière. Mais le Caïd, opposé à tout un tas de super-héros dans les comics dont Spider-Man (ce que l’on souhaite arriver prochainement au cinéma par pitié) est surtout un malfrat doté d’une très grande intelligence et d’un réseau long comme ses bras.
9# Zoro (One Piece)
Culture de l’instant, crieront certains en lisant ce nom. Et on vous répondra oui. Mais objectivement, depuis l’adaptation réussie de l’anime One Piece en live action sur Netflix, impossible de passer à côté du personnage. Déjà incroyable dans l’œuvre originale d’Eichiro Oda, l’épéiste aux trois sabres a encore franchi un level niveau charisme, c’est indéniable. Et il le doit en grande partie au talent de son interprète, Mackenyu.
Habitué aux adaptations d’animé en live action – le pauvre incarnait Seiya dans l’oubliable et à oublier Les Chevaliers du Zodiaque – l’acteur japonais est surtout un expert des arts martiaux. Cela tombe bien pour incarner Zoro, un personnage qui ne s’économise jamais et qui adore jouer les héros en toute circonstance. Cascades, cabrioles, Mackenyu fait tout lui-même. Et l’acteur a le flegme parfait pour paraître aussi détaché et insensible que son personnage, jamais avare de punchlines en tout genre. Un régal.
8# Butcher (The Boys)
Si la vulgarité était une garantie de diplômes, il serait un professeur reconnu par ses pairs dans le monde entier et serait bardé de hautes distinctions. Mais il se contentera d’être juste l’enfoiré de service. Et il le fait mieux que personne. Il, c’est évidemment Butcher, le leader des Boys, ce groupe d’enragés réunis pour faire tomber les plus grands super-héros de la Terre, Les Sept et la société à leur origine, Vought.
Butcher est profondément immoral, sans scrupules, bourru, misogyne et vulgaire. Mais derrière cette allure insupportable et viscéralement incorrecte se cache un grand sensible et un homme meurtri. Ce qui le rend de facto extrêmement attachant. En clair ? On adore Butcher pour son côté salaud. Et on l’aime encore plus pour ce qu’il tente tant bien que mal de cacher. Et en plus Karl Urban le joue à la perfection alors…
7# Katherine Pierce (Vampire Diaries)
Une autre femme forte. Et un autre personnage complexe. D’ailleurs, on trichera en glissant le nom d’Elena, son alter ego dans la série. Mais c’est véritablement Katherine qui va nous intéresser ici. Niveau charisme, on atteint des sommets avec cette vampire tout simplement magnifique et séduisante. Une vraie beauté fatale, dotée d’une intelligence féroce et d’un sens de la stratégie hors du commun.
Katherine, c’est à la fois l’alliée qu’il faut avoir de son côté, mais celle dont il faut toujours se méfier, aussi. C’est la manipulatrice en chef, mais pas que, puisque derrière ses manigances et sa perfidie, se cache une personne triste et beaucoup plus attachée aux frères Salvatore qu’on ne pourrait le croire. Et mention spéciale à son actrice, Nina Dobrev, qui bascule d’un personnage à l’autre à la perfection.
6# Harvey Specter (Suits)
Ne cherchez pas : hormis James Bond, vous ne trouverez personne qui porte un costard aussi bien que cet homme. Et cet homme, ce n’est pas n’importe qui. Pendant neuf saisons, ce brillant avocat a fait la misère à ses confrères dans la série Suits : Avocats sur mesure. Harvey Specter est cet homme, toujours élégant, séducteur et très, très sûr de lui. Non seulement le gars est beau gosse, bien habillé et impeccablement coiffé, mais en plus il assure. Certaines de ses répliques sont devenuse cultes : « La vie, c’est ça et moi je suis là », « la seule fois où le succès vient avant le travail, c’est dans le dictionnaire », « n’importe qui peut faire mon travail, mais personne ne peut être moi », « quand tu es dos au mur, défonce le mur »…
Surtout, Harvey Specter est un personnage sous-coté de l’univers des séries et beaucoup plus profond que les premières saisons de Suits ne cherchent à nous le faire penser. Traumatisé par le divorce de ses parents, volontiers bagarreur, il a érigé des principes de vie très puissants (loyauté, respect, discipline, confiance) pour masquer ses propres souffrances (peur de l’abandon, entre autres). Et surtout, il est prêt à tout, absolument tout, pour protéger ceux qu’ils aiment, même s’il se cache bien d’étaler tout cet amour.
5# Buffy Summers (Buffy contre les Vampires)
L’ampleur qu’a prise l’annulation de la suite de sa série en dit long, finalement, sur ce que son personnage représente encore aujourd’hui. Buffy, c’est un générique de folie, probablement l’un des meilleurs jamais proposés en format sériel. C’est la trilogie du samedi, un rendez-vous incontournable à l’époque pour toute une génération. C’est aussi et surtout une héroïne, une vraie, une femme forte, authentique, dans une pop culture majoritairement dominée par les hommes.
Buffy, c’était et c’est encore une source d’inspiration pour les jeunes filles. Vestimentairement parlant. Mais aussi en termes de thématiques. Les affres de l’adolescence n’ont jamais été aussi bien racontées et vécues que par le prisme de ce personnage, que l’on voit passer de jeune adolescente à femme adulte, le tout en l’espace de 7 saisons. Sarah Michelle Gellar en a été l’interprète parfaite, alliant à la fois beauté, fragilité, humour et détermination.
4# Walter White (Breaking Bad)
Une phrase (voire deux, en vrai) a suffi à le faire basculer définitivement dans tout classement de ce type. « Je ne suis pas en danger Skyler. C’est moi le danger ». Cette réplique, adressé à sa femme, a rendu autant Walter White célèbre qu’elle a construit le mythe autour de ce même personnage. Et pourtant, ce n’était pas gagné d’avance, quand dès le premier épisode, on retrouve ce professeur de chimie en calebard, dans un camping-car, au fin fond du désert.
Mais Walter White, c’est aussi et surtout Heisenberg, ce truand qui fait trembler les autres truands, qui marchande le trafic de méthamphétamine avec autorité et qui n’a pas son pareil en termes d’inventivité pour tuer ses ennemis. Un fauteuil roulant transformé en bombe et Gus Frings nous offre une des morts les plus iconiques de la pop culture, mort orchestrée évidemment par Walter White. Au-delà de cela, c’est le talent de Bryan Cranston qui est électrisant dans le rôle. Celui qui était le nigaud père de famille dans Malcolm a mis, dans un tout autre registre, tout le monde d’accord avec ce professeur condamné par un cancer et qui va sombrer dans la noirceur la plus profonde.
3# Ragnar Lodbrok (Vikings)
Certains nous reprocheront peut-être de ne l’avoir mis que troisième de ce classement. Quoi qu’il arrive, on ne pouvait décemment pas faire ce top sans la présence de Ragnar Lodbrok, sachant qu’on risquait fortement de se faire attraper sur les réseaux pour en avoir oublié d’autres. Mais Ragnar, c’est finalement un mélange de beaucoup d’éléments, qui ont à la fois forgé la réputation du personnage et assis son charisme.
Cet ancien fermier devenu chef viking, c’est avant tout un homme loyal avec ses amis – et avec ses amis seulement -, assailli par le doute, confronté sans cesse à des choix, obligé de faire preuve d’une ruse et d’une intelligence sans pareille pour déjouer les nombreux pièges sur son passage. Enfin presque tous (mais chut). Ragnar Lodbrok, ce sont aussi ses yeux bleus perçants qui transpercent d’un regard celui de ses ennemis – et ceux du téléspectateur – cette queue de cheval emblématique et le talent d’acteur de Travis Fimmel à l’interprétation.
2# Frank Castle (Le Punisher)
Là aussi, le charisme est puissant. Tout comme la démarche, le verbe et le regard. Introduit dans la saison 2 de la série Daredevil, à l’époque où celle-ci appartenait encore au bouquet de la plateforme Netflix, le Punisher a littéralement crevé l’écran. Personnage issu des comics Marvel, Frank Castle est la vraie définition du justicier : il s’affranchit de toutes les lois pour parvenir à ses fins, à savoir se venger. Et la justice chez lui est simple : les coupables doivent être punis et la punition est la mort.
Sanglant, agressif, brutal, sale, violent et bestial, le Punisher est tout ça à la fois. Et le charisme dégagé par le personnage – qui mettra du temps à arborer son costume dans la série, avec la tête de mort peinte en blanche dessus – est majoritairement dû à son interprète. Jon Bernthal EST le Punisher. Il lui a prêté ses traits et a épousé le personnage comme personne, plus en tout cas que les acteurs qui l’ont précédé dans le rôle, Dolph Lundgren, Thomas Jane et Ray Stevenson. La barbe, la rage verbeuse, cette façon de dodeliner de la tête parfois, l’incroyable résistance aux coups – il prend cher et il met cher aussi – et cette capacité à envoyer de la punchline par paquets ont fini de faire de ce personnage l’un des plus charismatiques de ces dernières années. A retrouver prochainement dans son propre film solo sur Disney + : The Punisher : One last kill.
1# Walker (Walker Texas Ranger)
Pas d’autre choix que de le mettre en Top 1 de notre classement. Parce que Walker, c’est le poulet-frites du dimanche après-midi. Le programme intercalé entre le journal de 13 heures de Claire Chazal et le Grand Prix de Formule 1 qui allait suivre. Le coup de pied retourné de Chuck Norris, maintes et maintes fois reproduit et jamais égalé. Ce générique entêtant qui résonne encore dans nos têtes et que l’on chante encore façon yaourt quand on se remémore la série.
Mais la vraie raison, c’est que Chuck Norris a iconisé ce personnage et que ce personnage, dans le sens inverse, a fini par l’iconiser aussi. Ça et les blagues sur l’acteur, qui l’ont fait entrer dans la légende pour de nombreuses générations. Ciao l’artiste et merci pour les coups de pied en pleine face en cascade le dimanche.












