2026 est à peine entamée, que votre résolution de passer plus de temps dehors à ingurgiter de la culture sans modération s’essouffle déjà ? Le musée d’Orsay pourrait bien avoir le remède : une programmation culturelle qui mêle arts vivants, concerts, écriture, débats, expériences immersives, discussions artistiques avec des auteur⸱ices… On a épluché le programme 2026 des musées d’Orsay et de l’Orangerie pour vous dénicher 5 événements – parmi bien d’autres – à ne pas manquer.
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2026 au musée d’Orsay, c’est ça : un spectacle de danse contemporaine un lundi par mois avec « Danse dans les Nymphéas », un accrochage en hommage aux paysages nordiques et scandinaves, une expo qui nous invite dans l’intimité de l’atelier de Renoir, ou encore, une plongée dans l’œuvre de Youssef Nabil, photographe et vidéaste franco-égyptien. En parallèle des expositions et accrochages temporaires, le musée assure une programmation de rendez-vous artistiques éclectique, qui fait dialoguer les œuvres avec d’autres artistes, et brouille joyeusement les frontières entre les arts. Focus sur 5 événements qui nous font de l’œil cette année.
Un Quatuor avec piano 100% féminin, le 27 janvier 2026 à 12h30 à l’auditorium du musée d’Orsay
Dans le cadre de son cycle « Une œuvre, un concert » et de son partenariat avec la Cité des compositrices, qui met en lumière les compositrices oubliées, rendez-vous pour un concert qui visibilise les artistes femmes. Dans ce quatuor : la violoniste Manon Galy, Léa Hennino, altiste, la violoncelliste Héloïse Luzzati et la pianiste Célia Oneto Bensaid, sur les compositions Quatuor avec piano de Louise Héritte-Viardot et de la compositrice alsacienne Marie Jaëll.

Cité des compositrices. © Alexandre Isard
Héloïse Luzzati, créatrice de la Cité des compositrices, détaille : « Les compositrices sans descendance, par exemple, sont souvent les plus oubliées. Il n’y a personne pour transmettre leur mémoire, pour préserver leurs papiers. Et même quand un testament existe, il est parfois ignoré. Jeanne Leleu a vu ses volontés totalement négligées. Autre constante : beaucoup d’œuvres n’ont jamais été éditées. Ce frein à l’édition a été un vrai facteur d’invisibilisation. Et les femmes ont peu déposé leurs partitions dans les bibliothèques. Résultat : on a souvent du mal à les retrouver. »
Lumière sur les femmes dans l’art, le 19 février 2026 à 18h30 à 21h30
Les noms d’Alix d’Anethan, Eleanor Fortescue-Brickdale ou encore Helena Schjerfbeck ne vous disent peut-être rien, et honnêtement, on ne peut pas vous jeter la pierre. En revanche, c’est l’occasion de placer l’événement « Les femmes dans l’art : l’audace de créer » en haut de votre to-do list. Dans l’idée de remédier à ces « oublis » de l’histoire de l’art, la soirée met en lumière les femmes peintres méconnues exposées dans les collections permanentes du musée d’Orsay. Bien loin d’une visite guidée platonique, ce cours d’histoire de l’art au féminin s’annonce poétique et ponctué de performances, avec trois artistes aux commandes : Dom La Nena, violoncelliste, Dorothée Munyaneza, danseuse et chorégraphe, et Gildaa, poète franco-brésilienne.
Maylis de Kerangal & Cascadeur, le 23 février 2026 à 19h30 au musée de l’Orangerie
Chaque mois, l’Orangerie invite un⸱e auteur⸱ice pour une rencontre qui croise différents arts : littérature, musique et peinture. En février, place à Maylis de Kerangal – Réparer les vivants (2013), Corniche Kennedy (2008) – pour une performance autour de L’écho des Nymphéas, en compagnie du musicien multi-instrumentiste Cascadeur.

Maylis de Kerangal. © Alexandre Isard
« Ce peintre [Monet] me touche dans sa manière de sortir de l’atelier pour poser son regard sur une nature en constante évolution qu’il ne peut maîtriser, s’en remettant au mouvement de la vie. J’aime ses séries où ce qui est représenté change avec les heures, son rapport à la lumière comme au temps qui passe, et transforme », détaille l’écrivaine. Un rendez-vous qu’on n’a pas envie de louper.
Le concert dessiné Albertine à Paris, les 24 et 25 avril 2026, à 15h à l’auditorium du musée d’Orsay
Flânant dans le Paris de la Belle Époque, Albertine va aussi rencontrer du beau monde : Debussy, Louise Michel, Suzanne Valadon, Renoir, la comtesse de Castiglione… Concert dessiné co-écrit par Donia Berriri et Jean Brice Godet, mis en musique par Donia Berriri et illustré par Charles Berberian, Albertine à Paris promet un voyage dans le temps guidé par une petite fille, à l’image de Dilili à Paris de Michel Ocelot. Accessible dès 6 ans, le concert s’insère dans le dispositif Culture Relax, qui assouplit les règles en matière de culture : il est possible d’entrer et de sortir en cours de représentation, et tout à fait accepté de manifester tout haut son enthousiasme.

Donia Berri et Charles Berberian. © Alexandre Isard
Passions et sentiments avec Renoir, du 12 au 24 mai 2026, dans le musée d’Orsay
La salle des fêtes du musée d’Orsay devient le théâtre de la compagnie Adrien M., qui donne à ressentir l’amour « version Renoir » à travers une installation immersive. La compagnie détaille : « Inspirée par les ombres lumineuses de Renoir, cette œuvre ne cherche pas à illustrer mais à répondre à la douceur, à l’attention partagée, à l’atmosphère intime. Comme Renoir, elle privilégie la sensation, la lumière qui caresse, le trouble du regard, créant un espace où le mouvement tisse des liens, où la présence devient une forme d’amour silencieux. » « Frissons » donne à voir les performances d’artistes invité⸱es, pour tenir une promesse : nous faire pénétrer dans un « univers sensoriel géant, avec des particules lumineuses qui réagissent aux mouvements de nos pas », comme de passer un moment « doux, beau et collectif ».
L’ensemble de la programmation des musées d’Orsay et de l’Orangerie est disponible en ligne.
Konbini, partenaire du musée d’Orsay.









