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Millésime K, le rappeur d’extrême droite, est encore interdit de concert à Nantes

Millésime K, le rappeur d’extrême droite, est encore interdit de concert à Nantes

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Sa tournée en France intitulée "Patriote" a suscité la controverse dans de nombreuses villes.

Le concert du rappeur “d’extrême droite” Millésime K, dont la tournée en France intitulée “Patriote” a suscité la controverse dans de nombreuses villes, a été interdit samedi près de Nantes, par le préfet de la Loire-Atlantique.

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Le préfet “a pris un arrêté interdisant le concert non déclaré de l’artiste Millésime K prévu ce samedi 13 mai 2023, qui pourrait se tenir dans l’une des communes de la Communauté de Communes Sèvre et Loire”, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

“Cette décision se fonde sur les risques en matière de sécurité, le nombre de spectateurs étant indéterminé, et compte tenu des troubles possibles à l’ordre public, renforcés par les appels à empêcher ce concert exprimés ces derniers jours”, poursuit le communiqué, précisant que l’arrêté concerne 11 communes situées à l’est de Nantes.

Fort de plus de 700 000 abonnés sur TikTok, Millésime K est notamment connu pour ses chansons “Tricolore” ou “Jeanne D’Arc” défendant “les Français” et demandant à ceux qui n’aiment par la France de “dégager”.

Un scénario similaire s’est déroulé ces dernières semaines dans d’autres villes. Ainsi, à Clermont-Ferrand, le maire Olivier Bianchi (PS) avait réclamé fin mars l’interdiction du concert prévu dans sa ville, et la préfecture du Puy-de-Dôme avait annoncé que le concert était “annulé”.

À Grenoble également, le concert de Millésime K prévu le 10 mars avait été annulé à la suite de la mobilisation de plusieurs syndicats et organisations antifascistes.

Le concert grenoblois devait se dérouler dans un lieu se présentant sur son site Internet comme un “centre de bien-être et de santé” proposant des espaces à louer.

L’une des responsables du centre avait expliqué à l’AFP avoir été trompée par la démarche “complètement malhonnête” du rappeur, qui se serait présenté “comme étant une société d’événementiel d’entreprise”.

“Les services territoriaux m’ont dit que c’était une méthode pour louer des salles”, avait confié la responsable, qui souhaitait conserver l’anonymat.