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L’été où j’ai dormi un mois dans une tente car mon mec ne m’avait pas encore présentée à sa famille

Publié le

par Robin Panfili

La chanteuse et prodige Silly Boy Blue nous raconte la fois où elle a préféré écouter son cœur que son amour pour les matelas confortables.

L’été où j’ai dormi un mois dans une tente car mon mec ne m’avait pas encore présentée à sa famille

© Papu pour Konbini

Cet été, on a demandé à des personnalités qu’on aime bien de nous raconter une histoire de vacances. Mais pas une histoire de cocktail en bord de plage sous les cocotiers. Panne d’essence, potes horribles, Airbnb hantés. En bref, ils nous racontent des anecdotes de vacances où rien ne se passe comme prévu. Pour ce premier épisode, les galères amoureuses et logistiques de Silly Boy Blue.

Mon pire souvenir de vacances, je crois que c’est l’été où j’ai passé un mois dans un camping en Vendée pour pouvoir voir mon nouveau copain de l’époque, qui n’avait pas encore parlé de moi à sa famille qui passait ses vacances dans une maison là-bas.

En fait, on s’était mis ensemble quelques semaines plus tôt et on voulait absolument passer l’été ensemble, sauf qu’il n’avait pas envie de me présenter tout de suite à sa famille – ce que je comprends. Une personne raisonnable et sensée se serait dit “Tant pis”, mais moi, j’ai préféré me dire “Ben non, attends, il y a un camping pas loin, je vais poser ma tente un petit mois là-bas”.

Du coup, c’est ce que j’ai fait : il bossait toute la journée en job étudiant et moi, j’attendais dans la tente comme une grosse nulle. Je n’avais jamais fait de camping, enfin, pas en dehors des festivals. Un mois de réchaud, de douches collectives et de lessives à la main, c’était du haut niveau de dévouement. Le pire… c’est qu’il bossait à temps plein chez Carrefour… Du coup, parfois j’attendais dans la tente toute la journée.

Je me souviens d’un soir où il a dû aller manger avec sa famille et où je me suis retrouvée face à mes raviolis en me disant : “Ma belle, tu n’es peut-être pas un génie de l’amour sur ce coup-là” et après, j’ai appelé ma mère en pleurant pour lui dire que je voulais rentrer. Je ne l’ai pas fait, j’ai terminé mon mois là-bas.

En vrai, ça reste un souvenir un peu étrange de dévouement total et de légère folie, mais j’étais bien amoureuse. Il a des gens qui disent : “Ouais, moi, par amour j’ai pris un billet d’avion pour le/la rejoindre à l’autre bout du monde, blabla”. Ben moi, par amour, j’ai appris qu’il fallait avoir son rouleau de PQ personnel sous le bras quand tu vas faire pipi la nuit.

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