Le Centre Pompidou projette d’ouvrir un musée d’art contemporain en Arabie saoudite

Le Centre Pompidou projette d’ouvrir un musée d’art contemporain en Arabie saoudite

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© Julien Fromentin/Moment/Getty Images

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Par Konbini avec AFP

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Le Centre Pompidou et l’Arabie saoudite ont signé un accord pour un futur musée.

Le Centre Pompidou et l’Arabie saoudite ont signé un accord de partenariat pour la création à Al-Ula d’un futur musée d’art contemporain dédié aux artistes du monde arabe, signe d’un réchauffement des relations diplomatiques entre les deux pays, a-t-on appris auprès du musée parisien. Le musée a également confirmé à l’AFP qu’il envisageait “un partenariat en Corée du Sud, à Séoul, à partir de 2025”, un dossier sur lequel il devrait communiquer plus en détail prochainement.

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L’accord entre le Centre Pompidou, l’un des plus grands musées d’art moderne et contemporain au monde, et l’Arabie saoudite a été signé le week-end dernier par Laurent Le Bon, président du musée français, et Nora Aldabal, directrice de la programmation artistique et culturelle de la Commission royale, en présence du ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Farhan Al Saoud, et de son homologue française Rima Abdul-Malak, précise un communiqué du musée.

Il vise à développer un projet muséal de grande ampleur consacré aux artistes du monde arabe, dont l’ouverture est prévue pour 2027-2028 sur le site d’Al-Ula, dans le nord-ouest du royaume. Le Centre Pompidou “apportera son expertise scientifique et technique dans la formation du personnel, particulièrement en matière de conservation, de gestion des collections et de médiation”, selon le communiqué.

“Il pourra également intervenir en soutien à l’organisation de la programmation culturelle et événementielle”, ajoute le texte. Le ministère de la Culture a confirmé à l’AFP que les deux parties avaient trois mois de délai pour déterminer des contreparties financières.

Fin 2019, rappelle le journal Le Monde, Laurent Le Bon, alors directeur du musée Picasso, avait fait partie de la délégation du ministre de la Culture de l’époque, Franck Riester, “seul politicien français en exercice à se rendre à Al-Ula un an après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi”.