Paolo Sorrentino : « Je n’arrive à faire de l’humour qu’avec des sujets désespérés »

Paolo Sorrentino : « Je n’arrive à faire de l’humour qu’avec des sujets désespérés »

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Par Naomi Clément

Publié

« J’ai écrit en pensant à Michael Caine »

« L’humour naît du désespoir »

Youth a divisé la critique à Cannes – comme avec tous vos précédents films d’ailleurs. Comment vous analysez le fait que votre œuvre déchaîne autant la passion ?
Je ne pourrais l’expliquer. C’est une question qui ne me concerne pas vraiment. Ce qui compte, c’est que le film me plaise à moi, avec l’espoir qu’il plaise à d’autres. Tout ce qui arrive après, ça ne m’intéresse pas – exactement comme le baseball, car je n’arrive jamais à comprendre les règles (rires).
En 2011, Sean Penn expliquait dans une interview que vous faisiez « des films lents sur des personnes rapides, et des films joyeux sur des gens tristes« . Qu’est-ce que vous pensez de cette analyse ?
C’est vrai, c’est très vrai… L’humour naît du désespoir et je n’arrive à faire de l’humour qu’avec des sujets qui sont désespérés.
Propos recueillis par Constance Bloch.

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