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Hot take : “On est assez sur la planète pour ne pas avoir à être ami·e avec son ex”

Publié le

par Konbini

On s’engueule à la rédac pour une histoire d’ex.

Hot take : “On est assez sur la planète pour ne pas avoir à être ami·e avec son ex”

Getty Images

Hot take, c’est deux membres de notre rédaction qui s’opposent avec beaucoup de recul (non) sur des sujets très importants du quotidien.

C’est évidemment une question centrale qui nous concerne tous : peut-on rester ami·e avec son ex ? À Konbini, les avis sont très partagés. Pour cet article, on a demandé aux deux plus énervées de s’exprimer.

Yasmine, pour (avec quelques conditions) :

Allez, faites pas genre, dans vos messages de rupture, je suis certaine qu’il y a quelque part la fameuse punchline “je serai toujours là pour toi” ou ses variantes 😏…

Oui, on peut être ami·e avec son ex. Après, il y a forcément des conditions. S’il n’y a pas de traumatisme ou de trahison, si c’est une fin naturelle et mature, je ne vois pas le problème avec le fait d’être ami·e avec un·e ex. Si chacun a passé la phase de deuil de la rupture et est assez détaché émotionnellement pour faire la part des choses et recréer un nouvel espace sain d’amitié, why not ! Une rupture, c’est la fin d’un couple, pas nécessairement la fin d’une relation (yes, je suis ghost-writer pour vos artistes R’n’B fav).

Je pars du principe que la base de toute relation, c’est l’amitié, et pour moi, l’amitié, c’est à vie. Ça ne veut pas dire qu’on aura les mêmes habitudes l’un avec l’autre ou la même présence l’un pour l’autre. Il ne s’agit pas de se capter H24 et de se parler tous les jours, faut doser. Mais ça veut dire qu’on a quand même un lien qui est éternel et appeler ce lien de “l’amitié” me paraît juste !

Quand je parle de lien éternel, c’est dans le sens où une rencontre est une rencontre ! Tu ne peux pas dé-rencontrer quelqu’un comme tu peux unfollow quelqu’un sur les réseaux. Et encore moins lorsqu’il s’agit d’une personne avec qui on a été en couple et qui a participé à façonner une partie de ce qu’on est.

Je préfère être reconnaissante plutôt qu’être dans le total regret et c’est aussi une manière de désacraliser la fin des choses. J’insiste sur le terme “désacraliser”, parce que les ruptures poussent les gens à entrer dans des rituels super impersonnels, presque dans un élan d’obligation : jeter les cadeaux, bloquer des réseaux, supprimer les photos, changer de coupe des cheveux (mdrrrr) et enfin… couper tous les liens (donc, par ricochet, même les liens d’amitié). Si vous avez BESOIN de faire ces choses, faites-le (vraiment), mais si c’est juste pour cocher une check-list de ce qu’est censé être une rupture dans l’imaginaire collectif… Peut-être devriez-vous y réfléchir à deux fois 👀.

Coumbis, contre (archiii contre) :

Bien sûr qu’on pourrait être ami·e avec son ex et ma collègue Yasmine vous a joliment expliqué, en long et en large, pourquoi cela ne serait pas une si mauvaise idée que ça. Bien sûr, je ne suis pas d’accord.

Prenez la Terre par exemple. Nous sommes plus de 7 milliards dessus. C’est beaucoup. Tellement beaucoup que la surpopulation terrestre stresse la plupart des planétologues. On est trop et on épuise vite les ressources de notre belle planète. Mais pourquoi je parle de cela ? Parce que si on avait un peu de temps à perdre entre deux réunions et qu’on essayait de trouver un aspect pas trop négatif à la surpopulation, ce serait sans aucun doute celui-ci : on est assez pour ne pas avoir à être ami·e avec son ex.

Être ami·e pour quoi faire ? Est-ce que vous avez envie d’être ami·e avec votre gynécologue ? Ou avec la personne qui vous fait votre lavage anal ? Non. Parce que quand on voit certaines choses, on ne va pas dîner ensemble au restaurant après. Les médecins bien prêtent serment pour une raison. Et c’est la même qui doit vous pousser à mettre un terme définitif à votre ancienne relation.

Je ne sais pas si on peut cultiver des bonnes patates sur une terre brûlée, mais pourquoi aurait-on envie d’essayer ? Parfois, l’herbe est plus verte ailleurs. Et le champ est déjà retourné et irrigué. Il ne vous reste plus qu’à planter votre semence. Avec consentement mutuel, bien sûr. Si mon argument écologique ne vous suffit pas, dites-vous que ça peut déranger votre futur bébé que vous soyez encore ami·e avec votre ex. Ça peut amener des tensions inutiles et gâcher une belle histoire pour une relation qui ne vous comblait pas totalement. Même si vous vous êtes quittés en bons termes, sachez que le “je serai toujours là pour toi” est comme le “bonne continuation” qu’on répond à un mail de départ. C’est juste du civisme.

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