Parfois, les planètes sont parfaitement alignées pour faire d’une série un véritable phénomène culturel. C’est ce qui s’est produit avec Heated Rivalry. Qui aurait pu prédire que l’histoire d’une passion dévorante entre deux joueurs de hockey sur glace, sur une plateforme canadienne inconnue hors de ses frontières, rencontrerait un tel succès ?
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Mais son destin aurait pu être bien différent. Dans les colonnes de Variety, Julie Roy, la présidente de Téléfilm Canada, qui coproduit la série, raconte comment le showrunner, Jacob Tierney, a préféré rogner sur le budget plutôt que sur sa liberté créative : « Initialement, elle aurait dû être produite par une plateforme américaine. Mais il [Jacob Tierney, ndlr] n’avait pas la liberté qu’il souhaitait. Par exemple, ils ne voulaient pas qu’il y ait de scène explicite avant l’épisode 5, pour atténuer la romance. »
Le showrunner a refusé l’offre et s’est tourné vers Crave, une plateforme canadienne à l’envergure bien plus modeste que Netflix, Prime Vidéo et consorts, tout en sachant pertinemment que les moyens seraient bien plus limités. On connaît la suite : Heated Rivalry est devenue en peu de temps un phénomène et, à l’international (dont la France), c’est HBO Max qui a shoppé les droits de diffusion et doit bien se mordre les doigts d’être passé à côté d’une telle opportunité dès le départ en produisant le show.
Il se pourrait que la fameuse « scène explicite » qu’il ne fallait pas mettre avant l’épisode 5 soit en réalité bien plus sage. Dans l’émission CBS Mornings, François Arnaud, qui joue Scott Hunter dans la série, parle quant à lui d’un simple « baiser » entre les deux héros. Avant de conclure : « Je crois que, d’une certain façon, c’est une sacrée leçon pour les gens qui font tourner Hollywood. C’est une série de niche, sans grosses stars, et l’engouement est énorme. »












