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Absurde : 6ix9ine pourrait éviter la prison pour détournement de mineur s’il passe son bac

Publié le

par Jérémie Léger

Absurde : 6ix9ine pourrait éviter la prison pour détournement de mineur s’il passe son bac

“Je ne connais pas son âge exact, je pense qu’elle avait 14 ans ou quelque chose comme ça. Quand elle est arrivée le soir en question, elle m’a demandé quel âge j’avais, et je lui ai dit que j’avais 18 ans. J’ai cru qu’elle était plus âgée. Je n’ai eu aucun contact sexuel avec la fille.”

En effet, alors qu’il affirme ne pas avoir touché la victime, les vidéos récupérées par la justice (qu’il avait d’ailleurs lui-même relayées sur ses réseaux) montrent la jeune fille entièrement nue sur les genoux du rappeur. Voilà pourquoi le rappeur a finalement plaidé coupable. Bien qu’il soit encore libre, il risque actuellement jusqu’à trois ans de prison.
Dans une tentative de limiter les dégâts lors de son procès, qui a eu lieu ce lundi 29 janvier, l’artiste a trouvé un accord avec la justice. Comme le rapporte le média Jezebel, il doit se plier à plusieurs exigences : pour commencer, il ne doit plus diffuser d’images sexuellement explicites ou violentes montrant des femmes ou des enfants sur les réseaux sociaux, et il ne doit pas commettre un autre crime dans les deux ans. En outre, il doit écrire une lettre à la victime. Mais ce n’est pas tout.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, la juge Felicia Mennin a également décidé que si le rappeur obtenait son GED – General Educational Development, une sorte de bac –, il pourrait conserver sa liberté. Selon son avocat, son échec scolaire (il a été expulsé du système scolaire en 8th grade, l’équivalent de la 4e en France) serait dû à de mauvais résultats dans les matières scientifiques.
Quoi qu’il en soit, s’il parvient à réussir ses examens avant le 10 avril, date de son verdict, il pourra éviter trois ans de prison ferme, et d’être catalogué comme délinquant sexuel. Bien entendu, l’intéressé a d’ores et déjà assuré qu’il se mettrait au travail pour éviter la prison. Dans le contexte actuel de libération de la parole des victimes de violences sexuelles, la légèreté de ces exigences de la justice américaine paraît tout bonnement absurde.

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