Christine and the Queens est de retour avec un single bien funky : « Damn, dis-moi »

Christine and the Queens est de retour avec un single bien funky : « Damn, dis-moi »

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Par Henri Margueritte

Publié

Deux après son dernier morceau, Christine and the Queens revient avec « Damn, dis-moi », un titre G-Funk en featuring avec la légende californienne Dâm-Funk et produit par elle-même. Ce single devrait être le premier extrait de son prochain album.

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Androgyne. Dans « Damn, dis-moi », Christine and the Queens pose sa voix sur le genre de mélodie qui vous envoie sans détour dans les faubourgs du Los Angeles des années 1980-1990. Accompagnée du légendaire Dâm-Funk pour une virée G-Funk à souhait, « Chris » livre un petit bijou d’écriture. 

Dans ses paroles, on peut l’entendre évoquer une certaine mutation, ponctuée d’un joli pied de nez à ses détracteurs :

« J’me fais la nique, les mains dans le blouson. Tout mon corps me pique, c’est la salaison

Ma tristesse infectera ma mâchoire. Plus je convoite et moins je suis belle à voir »

Et comme une preuve indéniable qu’elle accepte sa double identité, Christine and the Queens s’est même muée en « Chris » sur l’affiche de sa tournée mondiale prévue l’automne prochain. C’est sur cette même affiche que la chanteuse avait inscrit le texte : « Je ne me sens pas comme une petite copine mais comme un lover, je pourrais être ton lover. »

Les paroles de « Damn, dis-moi » font écho au texte publié dans le magazine Égoïste en mars dernier dans lequel elle se défendait de ne pas pouvoir se « rassembler en un parfum ». Dans cet autoportrait, la chanteuse assurait avoir longtemps vécu dans la contradiction avec sa propre personne :

« J’ai longtemps été dans mon corps et mon état civil comme dans un ensemble de données contradictoires qu’il fallait réconcilier dans la forme – je me souviens du pli de certains vêtements et d’excuses absurdes que je dégainais pour ne jamais sonner aux portes.

Et ainsi commence l’autoportrait. Par cette non-définition qui fait exemple : je ne peux me rassembler en un parfum.

D’ailleurs, je ne me rassemble pas. »

Adepte de l’androgynie, Christine and the Queens semble s’y complaire. Dans ce même autoportrait, elle se disait prête à « voler toutes les parades usées du virilisme pour en faire quelque chose de plus suspect ». Mission accomplie.