Attention ! Fuyez ces objets, ils sont maudits

Attention ! Fuyez ces objets, ils sont maudits

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Par Coumbis Hope Lowie

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Certains disent que les objets ont une âme et qu’elle peut être néfaste ou bénéfique. Les objets qui suivent sont clairement du côté sombre de la force.

Pour ce mois d’Halloween, la rédaction de Konbini vous prépare une série horrifique. Des creepypastas aux films d’horreur méconnus, en passant par des malédictions venues d’ailleurs, un article quotidien vous fera frissonner jusqu’au Jour des morts.

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Un anneau pour les gouverner tous !

Si vous ne connaissez pas cette phrase, où étiez-vous ces vingt dernières années ? Pas en Terre du Milieu, en tout cas, ni dans le Mordor. Le Seigneur des anneaux est, comme son nom l’indique, une histoire d’anneaux de pouvoir, d’avidité et de malédictions, un monde fantaisiste rempli de créatures étranges, tantôt féériques, tantôt diaboliques, qui se battent pour sauver la terre des Hommes du terrifiant anneau de Sauron. On est d’accord que tout l’univers semble tellement tiré par les cheveux qu’il ne peut être réel ? Ben, on n’est pas si d’accord que ça, en fait. Parce qu’il se murmure, depuis quelque temps, qu’une vraie bague maudite aurait inspiré Tolkien. Et voici son histoire.

On dit souvent que les plus grandes découvertes sont faites par hasard. Et le fermier de Silchester qui labourait son champ, en 1785, ne se doutait sans doute pas qu’il avait trouvé un anneau qui allait changer et marquer autant de vies. Quand on dit « marquer autant de vies », on parle bien sûr de la saga Le Seigneur des anneaux. Qui peut se vanter de ne pas avoir été profondément changé par le courage de Sam Gamegie ?

Revenons à la bague. Nous sommes au Royaume-Uni, dans un petit village qui a connu de meilleurs jours. Dans les champs qui entourent ce petit village, on trouve un anneau en or, un bijou étrange orné d’une tête couronnée aux cheveux hérissés, tellement large qu’il faudra le porter au pouce et avec des gants. Une phrase en latin y est gravée : « Senicianus vit en paix avec les dieux. »

La famille noble qui reçoit l’anneau en cadeau a l’impression que l’objet ne veut pas être là. Sa place est ailleurs. Et elle avait raison. Quelque temps plus tard, on découvre enfin l’histoire du bijou. Il aurait appartenu à un Romain qui a vécu dans la région. Un certain Senicianus lui aurait volé. Le Romain, fou de rage, en appela aux dieux pour maudire la bague : le voleur et toutes les personnes qui auraient le malheur de porter l’anneau ne connaîtraient ni la santé ni la paix tant que le bijou ne sera pas apporté au temple de Nodens. Ça vous rappelle quelque chose ?

Des tableaux et du sang maudits

Il y a plein d’histoires, de récits, de légendes (ou de gossips comme diraient les fans de l’Upper East Side) qui parlent de tableaux maudits. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on évite d’acheter des vieux et beaux miroirs et autres tableaux dans les brocantes. Parce qu’on ne sait jamais et qu’on n’aime pas trop les bijoux anciens qui auraient appartenu à des personnes décédées non plus.

Non, on n’est pas si superstitieuses que ça. Mais si on nous offre un tableau du peintre Bruno Amadio, on refusera catégoriquement. L’artiste aurait conclu un pacte avec le diable pour que son œuvre Le Garçon qui pleure soit un succès. Ce tableau serait le seul survivant de plusieurs incendies. Rien que ça.

On peut aussi parler du tableau The Hands Resist Him, dont le vendeur anonyme jure que les enfants peints sortent la nuit, se battent et terrorisent toute sa famille.

En surfant sur Internet, on est tombées sur une œuvre qu’on ne connaissait pas. Donc, on la partage avec vous. Dans « Gods and Monsters », Lana Del Rey nous dit que la vie imite l’art. Alors parfois, elle est paisible comme un déjeuner sur l’herbe au mois de mai et, parfois, elle semble maudite et sans espoir. Comme L’Homme angoissé, qui a la réputation d’être le tableau le plus maudit du monde.

On doit avouer que son expression est terrifiante. Elle fait penser au dernier cri qu’un humain effrayé pousserait avant de succomber à un être surnaturel ou à la mort. On ne sait pas qui a peint le tableau mais, il serait en possession d’un certain Sean Robinson qui aurait lui-même raconté son étrange histoire sur YouTube :

Le tableau serait l’œuvre d’un artiste torturé qui l’aurait peint avec son propre sang et il se serait suicidé juste après. Robinson explique que le tableau est dans sa famille depuis plus de trente ans. Sa grand-mère le gardait dans le grenier parce qu’elle était persuadée qu’il était diabolique.

À sa mort, Sean Robinson a voulu conserver le portrait qu’il a observé, plus jeune, pendant des heures et des heures. Il n’aurait sans doute pas dû. Parce que depuis, sa famille voit un homme errer dans la maison et entend d’étranges bruits et des pleurs incessants. Mais pourquoi, c’est toujours les fantômes qui chialent ? C’est nous qui devrions le faire.

Ci-gît une malédiction !

« Ce tombeau sera votre tombeau. » Vous avez la réf ? Sinon, j’avais aussi pensé à : « Bande de chacals, vous allez crever comme des chacals. Mais ça faisait deux fois chacals. Quoi ? On dit des ‘chacaux’ ? »

OK, on quitte l’univers du meilleur film d’Astérix et Obélix, selon notre humble avis et on revient à la réalité (ou au mythe). Peu de gens vous diront que les cimetières sont des endroits accueillants. Les alentours des tombes sont pleins de rumeurs, d’ombres et de peur. Est-ce que les personnes mortes sortent la nuit pour nous hanter ? Est-ce qu’elles passent des heures à observer nos faits et gestes en entendant qu’on les rejoigne ou viennent-elles régler des comptes ?

Ça, on ne le saura jamais. Mais ce qu’on sait, c’est qu’en Égypte antique, la mort est aussi importante que la vie. Parce qu’elle est synonyme d’éternité. Alors les pharaons ont construit d’immenses tombeaux somptueux pour leur repos éternel. Il y en a certains qu’il ne vaut mieux ne pas troubler. Comme celui de Toutankhamon, fils d’Akhenaton.

C’est sans doute l’un des pharaons les plus célèbres de l’histoire. On le disait beau. Incroyablement beau. On dit aussi que sa tombe est maudite. Incroyablement maudite. Jusqu’en 1922, son tombeau a résisté aux pilleurs et autres explorateurs. Puis, quelques marches sont découvertes dans la poussière.

Elles mènent au tombeau de Toutânkhamon. Dedans, il y a de l’or, en veux-tu en voilà et… une malédiction. Dès l’ouverture du sanctuaire, les morts commencent à pleuvoir. L’un aurait été emporté par une septicémie causée par une blessure semblable à celle du cadavre du pharaon, un autre par une chute ou encore, d’une pneumonie. On découvre aussi les secrets de la tombe – comme le masque mortuaire du pharaon et son cercueil en or –, plus les accidents morbides s’accumulent.

Coïncidences pour certain·e·s mais pour d’autres, c’est une vengeance. En profanant un lieu sacré et en volant des trésors destinés à l’autre vie, c’est la mort qui se venge. On dit même que les trésors volés de la tombe, qui sont exposés dans les musées du monde entier, continuent à répandre leur malédiction sur toute la planète.