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Périphériques : la nouvelle série SF des créateurs de Westworld déboule sur Prime Video

Publié le , modifié le

Par Antonin Gratien

Chloë Moretz en apnée sanglante entre présent et futur, réalité et fiction.

Périphériques : la nouvelle série SF des créateurs de Westworld déboule sur Prime Video

Que les aficionados de récit d’anticipation se réjouissent. Vendredi 21 octobre a déboulé sur la plateforme SVOD d’Amazon Périphériques. Un show d’anticipation tout de trouble sensoriel, gunfights et bonds spatiotemporels inspirés du roman du même nom d’un des pionniers du mouvement cyberpunk, William Gibson. Et adapté par les mains expertes de rien de moins que les parents de Westworld : Lisa Joy et Jonathan Nolan.

Attendue de pied ferme – surtout après la fin de la première saison des Anneaux de pouvoir… – cette nouvelle série nous entraîne aux côtés de Chloë Moretz, aka la Hit Girl de Kick Ass, dans une intrigue embrassant plusieurs des thèmes chers à la SF. Avec, au programme, de la réalité augmentée, des avatars, du numérique à tout va. Et même plusieurs allers-retours entre époques et territoires. Bienvenue dans un univers à mi-chemin entre Ready Player One et Matrix, bienvenue du côté de Périphériques, les mondes de Flynne.

De l’Amérique des oubliés à un Londres futuriste sublimé – connexion…

2032, États-Unis. Dans une ville paumée de la région des Appalaches, du côté de la Caroline du Nord, Flynne (Chloë Moretz) broie du noir. Elle et son frère Burton (Jack Reynor) doivent s’occuper de leur mère gravement malade. Dans ce futur hyperconnecté, tous deux gagnent leur vie grâce au numérique. Et tous deux sont des as de jeux en ligne adossés à la réalité virtuelle (VR), façon metavers.

Ces skills viennent aux oreilles d’une société colombienne, qui leur propose de participer au “beta test” d’un jeu d’un genre nouveau promettant, grosso modo, une expérience à l’intensité inédite. Avec un généreux chèque à la clef, bien sûr. Bon. Dans le genre offre qu’on ne peut pas refuser…

À Flynne de mettre la main à la pâte. Casque de VR vissé au crâne, la voilà soudain projetée dans le Londres de 2099. Bye, bye la ruralité désertée, les horizons bouchés, l’american dream à l’agonie… Loin de la campagne où elle végétait, la jeune femme découvre avec émerveillement cette capitale d’Europe fin de siècle mouture 4.0 où les tatouages se meuvent, et les voitures sont invisibles.

Comme si la claque esthétique ne suffisait pas, Flynne est stupéfaite de la qualité des retranscriptions sensorielles. C’est bien simple : elle ressent tout. Genre vraiment tout – même la douleur. Curieux. On comprend mal pourquoi avoir poussé le réalisme aussi loin… Mais pas le temps de réfléchir. Suivant les instructions d’une mystérieuse voix féminine, notre e-sport woman s’embarque dans une mission kidnapping qu’elle mène à bien. Boss vaincu, stage clear. Fin de partie. Enfin ça, c’est qu’elle croit.

Car de retour auprès de son frère, Flynne a la curieuse sensation que ce qu’elle a vécu était bien réel. Elle éprouve d’étranges effets secondaires, et ne tarde pas à être rattrapée par la “simu” sous une forme proprement cauchemardesque : la gameuse apprend que sa tête a été mise à prix sur le Darknet. Pour 9 millions de dollars, tout de même.

Deux temporalités, deux réalités ?

Flynne et son frangin (un ex-marine qui sait user de la gâchette, on précise) se retrouvent bien malgré eux au cœur d’une chasse à l’homme dont ils sont les proies. À eux d’échapper par tous les moyens à leurs poursuivants, tout en essayant de percer à jour la nature de cette étrange “simulation” (un des fameux “périphériques”…), dans laquelle Flynne s’est plongée. S’agissait-il d’une projection vers le futur de l’humanité ? Si oui, pourquoi leur fratrie a-t-elle été mêlée à un crime dont ils ne savent rien ? Comment faire la part entre le vrai et le faux ?

Autant de questions liées à la frontière, sans cesse plus poreuse à l’ère d’une numérisation galopante, entre réalité et fiction. Un thème cher au registre SF qu’explorera Flynne au cours de 8 épisodes, diffusés à un rythme hebdomadaire sur Prime Video jusqu’au 8 décembre. Et ce n’est qu’un début : une seconde saison est déjà dans les cartons. Autant dire qu’on n’est pas près d’y voir clair, parmi les mystérieux dédales de Périphériques. Avis aux amateurs.