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“Qu’il retourne en Afrique” : la présidente de l’Assemblée nationale met fin à la séance après une interpellation raciste

Publié le , modifié le

Par Konbini avec AFP

Le député LFI Carlos Martens Bilongo a été insulté alors qu’il intervenait sur le "drame de l’immigration clandestine".

“Qu’il retourne en Afrique” : la présidente de l’Assemblée nationale met fin à la séance après une interpellation raciste

Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a mis fin à la séance des questions au gouvernement jeudi, après une interpellation raciste dans l’hémicycle qui a provoqué l’indignation des parlementaires et du gouvernement.

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Lors d’une intervention du député LFI Carlos Martens Bilongo sur le “drame de l’immigration clandestine”, le député RN Grégoire de Fournas, identifié par plusieurs parlementaires, a lancé : “Qu’ils retournent en Afrique” ou “qu’il retourne en Afrique”. 

Après quelques minutes de confusion, la présidente de l’Assemblée a mis fin à la séance “compte tenu de la gravité des faits” et de “l’émotion légitime” dans l’hémicycle.

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Le groupe RN affirme que le député de Gironde parlait d’un “bateau” de migrants mentionné dans la question et pas de M. Martens Bilongo.

“Le racisme n’a pas sa place dans notre démocratie”, a réagi la Première ministre Élisabeth Borne, en indiquant que, “naturellement”, le bureau de l’Assemblée nationale “devra prendre des sanctions”.

“Aujourd’hui, l’extrême droite a montré son vrai visage”, a estimé de son côté la présidente du groupe insoumis à l’Assemblée Mathilde Panot.

Dans le camp présidentiel, le groupe Renaissance “ne siégera pas” avant une sanction lourde contre le député RN, a indiqué son vice-président Sylvain Maillard.

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Le sujet sera au menu du prochain bureau de l’Assemblée, sa plus haute instance collégiale, avancé à vendredi.

De source parlementaire, le député concerné est passible d’une “censure simple”, soit la privation pendant un mois de la moitié de l’indemnité parlementaire ou d’une “censure avec exclusion temporaire”, c’est-à-dire la privation pendant deux mois de la moitié de l’indemnité allouée au député avec interdiction de prendre part aux travaux de l’Assemblée et de reparaître au Palais Bourbon pendant quinze jours.