La Cour d’appel de Lyon a relaxé ce jeudi le cardinal Philippe Barbarin, jugé pour ses silences sur les abus sexuels passés d’un ex-prêtre du diocèse.
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En mars 2019, le tribunal correctionnel avait condamné l’archevêque de 69 ans à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé à la justice les agressions sexuelles commises par Bernard Preynat sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991.
« Cette injustice est aujourd’hui réparée (…) le cardinal Barbarin est innocent », s’est félicité l’un de ses avocats, Me Jean-Félix Luciani, après le rendu de l’arrêt de la cour d’appel.
En première instance, les juges avaient estimé qu’en ne dénonçant pas à la justice les actes qui lui avaient été rapportés par une victime en 2014, Philippe Barbarin avait choisi de « préserver l’institution ».
Le Primat des Gaules en titre, dont le pape a refusé la démission, avait immédiatement interjeté appel, ne s’estimant pas coupable devant la justice des hommes – il avait en revanche demandé « pardon pour (ses) propres fautes » lors d’une messe.
« Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles », a toujours dit le prélat, tandis que les victimes dénonçaient une « omerta » dictée par le Vatican.
Lors du procès en appel fin novembre, l’avocat général Joël Sollier avait réclamé la relaxe, dissociant le « cas individuel » du cardinal Barbarin et les « fautes morales et pénales » commises par l’Église face à la pédocriminalité dans ses rangs.
Konbini News, avec AFP












