La première édition du Baromètre national de l’esprit critique, réalisée par le cabinet Gece pour Universcience, en partenariat avec Franceinfo et La Croix, vient d’être publiée. Elle vise à situer les Français quant à leurs capacités « à trier et qualifier l’information disponible, à élaborer leur propre jugement, à mettre en question leurs convictions et au bout du compte, à penser librement ».
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Cette étude a été réalisée sous trois axes, le premier étant leur rapport à la science. « Si seulement 22 % des sondés citent les sciences parmi leurs centres d’intérêt principaux », 89 % des sondés ont une réelle appétence pour les sciences et « 87 % pensent qu’elles peuvent aider à mieux comprendre le monde ». Cependant, pour 53 % d’entre eux, « les théories scientifiques ne sont que des hypothèses parmi d’autres ». Un profil type a été dressé : les Français intéressés par la science sont plutôt des hommes, jeunes et diplômés.
« La télévision et Internet plébiscités pour s’informer, les médecins et les scientifiques jugés dignes de confiance »
Concernant les moyens de suivi de l’actualité, deux piliers se détachent d’après le baromètre. Les Français s’informent par « la télévision pour 68 % d’entre eux (c’est même le premier moyen pour 29 % des sondés), et Internet (hors réseaux sociaux : moteurs de recherche, sites médias) pour 73 %. Viennent ensuite les proches (50 %), la radio (46 %), la presse papier et les réseaux sociaux (40 %) ».
« Dans le contexte plus spécifique de la crise sanitaire, interrogés sur les émetteurs qui ont leur confiance, ce sont les médecins qui arrivent en tête, 51 % des sondés faisant confiance à la majorité d’entre eux, mais 38 % ‘seulement à certains’. Scientifiques et chercheurs sont suivis dans des proportions similaires (44 % des sondés font confiance à la majorité d’entre eux, 40 % à certains). »
L’ouverture d’esprit à la française
Les sondés se pensent majoritairement ouverts d’esprit. « 86 % d’entre eux se déclarant ouverts à toute nouvelle idée, et 81 % affirmant prendre en compte un maximum d’opinions sur chaque sujet. »
L’ouverture d’esprit étant un sujet vaste, Universcience a demandé aux sondés de définir le terme. Pour 52 %, cela se rapporte au fait de changer d’avis, pour 51 % de raisonner logiquement et rationnellement et être capable d’échanger avec des personnes aux idées différentes. En bas de classement, « la remise en question de la parole des autorités (27 %), le doute systématique (24 %) et la méfiance envers ses propres intuitions (21 %) » ressortent également.
Konbini news avec AFP











