Des symboles à la mémoire de Simone Veil et Ilan Halimi ont été profanés ces derniers jours.
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« L’antisémitisme se répand comme un poison, comme un fiel. Il attaque, il pourrit les esprits, il assassine », a déclaré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner à Sainte-Geneviève-des-Bois, où un arbre planté en mémoire d’Ilan Halimi, jeune juif tué en 2006, a été vandalisé.
Qualifiant cet acte « d’attaque contre l’espérance », il a affirmé que le gouvernement ne laisserait « rien passer ». Les actes antisémites ont bondi de 74 % en France en 2018, a annoncé le ministre lundi, passant de 311 en 2017 à 541 l’an passé.
« En attaquant un culte, en attaquant la mémoire d’Ilan Halimi, c’est la République qu’on attaque », a affirmé très ému le ministre, qui a également évoqué les « attaques dont ont fait l’objet les églises catholiques ».
« Face aux vents mauvais de l’antisémitisme, la République fera bloc. C’est son honneur, c’est son devoir », a tweeté de son côté le secrétaire d’État à l’Intérieur Laurent Nuñez.
Indigné par la profanation des arbres plantés en souvenir d’Ilan Halimi.
— Laurent Nunez (@NunezLaurent) 11 février 2019
Face aux vents mauvais de l’antisémitisme, la République fera bloc. C’est son honneur, c’est son devoir.
L’arbre planté à la mémoire d’Ilan Halimi, et portant sa photo, a été scié à la base. Deux agents municipaux, venus préparer le site pour une cérémonie annuelle mercredi, ont « découvert deux jeunes arbres, l’un entièrement coupé, l’autre en partie scié », avait expliqué plutôt dans la journée la municipalité, qui a porté plainte.
Le premier arbre avait été planté en 2006, l’année de sa mort, le deuxième pour le dixième anniversaire de sa mort. La justice française a également été saisie lundi après la découverte de plusieurs inscriptions antisémites datant du week-end sur plusieurs sites parisiens, dont notamment des croix gammées sur le portrait de Simone Veil, figure européenne survivante d’Auschwitz.
Konbini avec AFP












