Emmanuel Macron a fustigé, jeudi, les « extrêmes » qui « proposent d’ajouter de la crise à la crise en revenant sur les grands choix historiques de notre Nation », demandant aux Français de lui accorder « une majorité forte et claire » aux législatives.
« Dès le 12 juin », jour du premier tour des législatives, « faisons en conscience le choix solide de la clarté républicaine sans concession », a lancé le chef de l’État lors d’un discours à Puycelsi (Tarn). « Il nous faut suivre la voie de la cohérence, de la compétence et de la confiance », a-t-il ajouté, adoptant un ton très offensif.
Face à la percée dans les sondages de l’alliance de gauche Nupes autour de Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a attaqué sans les nommer à la fois cette coalition et le RN de Marine Le Pen qui veulent, selon lui, « revenir sur les alliances qui comme l’Otan assurent la sécurité collective et protègent les peuples » au moment « où je parle avec la Russie qui massacre les civils en Ukraine ».
« Les Français ne céderont rien à l’extrémisme d’où qu’il vienne », de ceux « qui, par leurs déclarations et leur contestation, parfois de la légitimité de l’élection, s’éloignent du champ républicain », a poursuivi le chef de l’État. Il a estimé que, « face à ceux qui veulent opposer, diviser, cliver, les Français choisiront l’unité et le rassemblement », ainsi que « ce dépassement des clivages que je défends depuis le premier jour ».
Au cours d’un déplacement axé sur la sécurité en milieu rural, Emmanuel Macron a détaillé les grands axes de son programme pour le second quinquennat, notamment pour « doubler » la présence des forces de l’ordre sur la voie publique d’ici la fin de la décennie, « ce qui est une petite révolution ».
Sans le nommer, il a en outre attaqué les propos critiques tenus par Jean-Luc Mélenchon sur « la police qui tue » après la mort d’une jeune femme lorsque des policiers ont tiré, samedi, sur une voiture, à Paris. « Il y a des choses que de là où je suis, je ne peux pas accepter, c’est qu’on insulte celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger la nôtre », a-t-il affirmé.
M. Mélenchon avait déclaré mardi, sur France Inter, assumer avoir fustigé ce week-end « une police qui tue ». Il a expliqué avoir « monté le ton » pour dénoncer « l’évolution de l’usage de la force de la police telle qu’elle est aujourd’hui définie par le pouvoir politique qui commande ».
Le chef de l’État a également critiqué les projets économiques de ses adversaires. « Il n’y a pas d’argent magique », a-t-il répété, estimant que ceux qui n’en précisent pas le financement le feront par « des impôts cachés ou par une dette qui fragilisera encore davantage » le pays.
Konbini news avec AFP
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