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Le Québec veut taxer ceux qui refusent la vaccination

Le Québec veut taxer ceux qui refusent la vaccination

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© Andrej Ivanov / AFP

Selon le Premier ministre, "ce n’est pas à l’ensemble des Québécois de payer".

Ils sont un “fardeau” pour le système de santé : le Québec s’apprête à durcir les mesures contre ceux qui refusent le vaccin en mettant en place une nouvelle taxe uniquement pour les non-vaccinés.

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Cette “contribution santé” qui est encore en discussion, le gouvernement de la province francophone du Canada durement frappée par la vague Omicron souhaite qu’elle représente un “montant significatif”.

Selon le Premier ministre québécois François Legault, les 10 % de Québécois qui n’ont reçu, à ce jour, aucune dose de vaccin, ne doivent pas “nuire” aux 90 % qui se sont fait vacciner.

“Ce n’est pas à l’ensemble des Québécois de payer”, a-t-il martelé lors d’une conférence de presse, parlant d’un “fardeau financier pour tous les Québécois”.

Le Premier ministre québécois a expliqué que si les adultes non vaccinés ne représentent que 10 % de la population, ils comptent pour 50 % des personnes en soins intensifs, évoquant une situation “choquante”.

Cette taxe ne concernerait pas les personnes ne pouvant pas être vaccinées pour des raisons médicales.

“Je comprends et je sens cette grogne à l’égard de la minorité non vaccinée qui vient, toutes proportions gardées, engorger nos hôpitaux”, a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, le Québec avait déjà annoncé que certains commerces non essentiels allaient être interdits aux non-vaccinés, à commencer par les magasins vendant de l’alcool et du cannabis.

Dans de nombreux autres pays dans le monde, la pression sur les non-vaccinés se fait de plus en plus forte.

En France, le gouvernement veut instituer un pass vaccinal. Le président Emmanuel Macron a joué la provocation en déclarant : “Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder.”

Certains pays européens ont opté pour l’obligation vaccinale – comme l’Autriche ou l’Italie pour les plus de 50 ans – et Singapour ne prend plus en charge les frais médicaux des malades atteints du coronavirus ayant refusé de se faire vacciner.

Mais le Québec, qui a de nouveau mis en place des mesures très restrictives pour lutter contre la vague Omicron, est l’un des premiers endroits à envisager une taxation spécifique pour ceux qui refusent le vaccin.

Hôpitaux saturés

Pour tenter d’endiguer la nouvelle vague, le Québec a réinstauré, depuis le 31 décembre, de nombreuses restrictions, dont le couvre-feu dès 22 heures et l’interdiction des rassemblements privés.

La province, dont les hôpitaux souffrent d’un manque chronique de personnel et sont déjà saturés, veut maintenant spécifiquement cibler les non-vaccinés.

Au total, 2 742 personnes atteintes du Covid sont hospitalisées au Québec, qui compte environ 8 millions d’habitants, et quelque 255 personnes se trouvent en soins intensifs.

Mais la stratégie du gouvernement du Québec (dirigé par la Coalition avenir Québec) est décriée par de nombreux partis d’opposition : Éric Duhaime, le chef du parti conservateur du Québec, a estimé mardi sur Twitter que le Premier ministre continuait “de trouver des outils et même une nouvelle taxe pour diviser les Québécois”.

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Le parti Québec solidaire déplore une mesure qui oublie “complètement” les personnes vulnérables, et la cheffe du parti libéral du Québec, Dominique Anglade, favorable à l’obligation vaccinale, évoque une “diversion”.

Au Canada, le gouvernement fédéral étudie la possibilité de priver d’indemnités chômage les Canadiens sans travail qui refusent de se faire vacciner.

Konbini news avec AFP