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La France insoumise demande un “regroupement” autour du programme de Mélenchon pour les législatives

Publié le

par Emma Couffin

Cette alliance devra se faire à la proportionnelle des résultats obtenus au premier tour de la présidentielle, affirme Manuel Bompard.

La France insoumise demande un “regroupement” autour du programme de Mélenchon pour les législatives

© Emmanuel DUNAND / AFP

La France insoumise est favorable à des discussions avec les autres partis de gauche pour les législatives, à condition que le “regroupement se fasse autour du programme porté par Jean-Luc Mélenchon” et à la proportionnelle des résultats du premier tour de la présidentielle, a indiqué mercredi Manuel Bompard.

“On est favorables à faire en sorte qu’il puisse y avoir éventuellement un regroupement autour du programme qui a été porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et autour des résultats tels qu’ils ont été choisis par les électeurs au premier tour”, a expliqué sur France Info l’ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

“Quand on est favorables à la proportionnelle dans les élections, nous, on propose de l’appliquer pour les élections législatives” dans le calcul des équilibres entre forces de gauche pour les investitures, a-t-il insisté, entérinant ainsi un rapport de force extrêmement favorable à La France insoumise.

Une alliance avec le PS encore incertaine

Jean-Luc Mélenchon a obtenu 21,95 % des suffrages exprimés dimanche, contre 4,63 % pour Yannick Jadot (EELV), 2,28 % pour Fabien Roussel (PCF) et 1,75 % pour Anne Hidalgo (PS).

Interrogé sur la possibilité de négocier avec Yannick Jadot ou Fabien Roussel, l’eurodéputé LFI a confirmé y être “favorable”.

Mais concernant le PS, “c’est un peu plus compliqué, j’ai écouté quand même ce qu’ils disent depuis dimanche, c’est : ‘Jean-Luc Mélenchon, on ne peut pas travailler avec lui’, c’est à eux de clarifier leur position sur le sujet”, a-t-il précisé.

Selon Manuel Bompard, Jean-Luc Mélenchon “décidera et il vous dira quand il aura décidé” s’il veut être candidat aux législatives, et “la décision n’est pas prise à cette heure”. Les résultats du second tour devraient peser dans la balance, avait affirmé un proche du tribun lundi à l’AFP.

Mais “ce n’est pas parce qu’on n’est pas candidat à l’élection présidentielle de 2027 qu’on disparaît du paysage politique”, a-t-il expliqué.

“Jean-Luc Mélenchon n’a pas dit : ‘Je mets un terme à mon engagement politique.’ Il sera présent dans les prochaines échéances, je ne sais pas encore à quelle place, il le décidera lui-même” mais “il aura un rôle extrêmement actif dans les prochains mois et dans les prochaines semaines”, a-t-il ajouté.

Dans L’Humanité, Fabien Roussel s’est dit “prêt” à échanger avec Jean-Luc Mélenchon sur les législatives, qui auront lieu les 12 et 19 juin. Mais il espère que dans les discussions à gauche soient sanctuarisés “les députés sortants derrière lesquels je souhaite que l’on puisse tous se retrouver”.

Konbini news avec AFP

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