« Il est prématuré de parler de déconfinement » : les précisions de Jean Castex

« Il est prématuré de parler de déconfinement » : les précisions de Jean Castex

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Par Astrid Van Laer

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La levée du couvre-feu, bientôt réinstauré, ne pourra pas être envisagée avant le 20 janvier, a-t-il dit.

Deux jours après l’allocution présidentielle annonçant un allègement progressif du confinement, le Premier ministre Jean Castex a tenu une conférence de presse ce jeudi matin pour préciser les contours de la stratégie gouvernementale.

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En préambule, il s’est dit conscient de « la colère et de l’incompréhension » ainsi que de « la lassitude » des Français. « Mais ces mesures étaient nécessaires », a-t-il assuré, expliquant que si, début novembre, le nombre de nouveaux cas par jour s’élevait à 45 000, il était redescendu la semaine passée « à 17 000 en moyenne ».

« Nous ne pouvons pas baisser la garde », a-t-il averti. « Il est donc prématuré de parler de déconfinement », a poursuivi le chef du gouvernement, insistant sur le côté « progressif » du redémarrage de certaines activités.

Puis le Premier ministre a rappelé les trois étapes définies par le gouvernement, déjà annoncées par Emmanuel Macron mardi.

Le télétravail « restera la règle tout au long de la période »

La première phase qui entrera en vigueur le samedi 28 novembre « sera une phase d’allègement ». Les déplacements resteront contraints et l’attestation obligatoire pour toute sortie du domicile, a-t-il rappelé.

Ensuite, à partir du 15 décembre, un couvre-feu sera mis en place sur l’ensemble du territoire. Si l’attestation sera supprimée en journée, elle restera toutefois obligatoire en soirée, a précisé Jean Castex.

Enfin, au 20 janvier, s’il n’y a « pas de rebond de l’épidémie » à cette date, « on envisagera la levée du couvre-feu », ainsi que la réouverture d’établissements tels que les restaurants, a ensuite expliqué le chef du gouvernement.

Le télétravail « restera la règle tout au long de la période » et devra être « massif », a-t-il demandé.

« La seconde vague n’est pas terminée »

Le ministre de la Santé et des Solidarités a ensuite pris la parole, déclarant : « Nous avons atteint le pic épidémique au cours de la deuxième semaine de novembre. » Olivier Véran a rappelé les chiffres précédemment énoncés par Jean Castex, se félicitant d’avoir « divisé par trois la pression épidémique ».

Et d’ajouter : « Chaque semaine, on compte 30 % de diagnostics Covid-19 en moins par rapport à la semaine précédente’.’ Mais le ministre a ensuite déclaré qu’hier encore,« une nouvelle hospitalisation » avait été enregistrée « toutes les minutes ».

« La pression reste forte, l’épidémie n’est pas derrière nous, la seconde vague n’est pas terminée », a rappelé en guise de conclusion Olivier Véran. Des propos complétés par Jean Castex, qui a repris la parole pour expliquer le but du gouvernement : éviter un « stop and go qui serait épuisant pour notre pays ».

Concernant Noël et le Nouvel An, il sera « impératif » de « limiter » le nombre de convives, a-t-il dit, annonçant ensuite que les cours de conduite des auto-écoles et les visites immobilières pourront reprendre à compter du samedi 28 novembre. En outre, les stations de ski seront ouvertes à Noël, mais les remontées mécaniques resteront fermées.

Enfin, pour les travailleurs précaires, saisonniers, intermittents ou extras qui « travaillaient beaucoup » l’an dernier, Jean Castex a fait savoir qu’une aide allait être mise en place avec une « garantie de ressource de 900 euros par mois » jusqu’en février 2021.

Avec AFP