Gilets jaunes : quel est le profil des manifestants interpellés à Paris ?

Gilets jaunes : quel est le profil des manifestants interpellés à Paris ?

Image :

A demonstrator holds a French flag as he walks amid the tear gas during a protest of Yellow vests (Gilets jaunes) against rising oil prices and living costs, on December 1, 2018 in Paris. – Anti-government protesters torched dozens of cars and set fire to storefronts during daylong clashes with riot police across central Paris on December 1, as thousands took part in fresh « yellow vest » protests against high fuel taxes. (Photo by – / AFP)

photo de profil

Par Konbini News

Publié

Des hommes entre 30 à 50 ans venus de toute la France : voici le gros des profils des premiers gilets jaunes jugés deux jours après les émeutes du 1er décembre, à Paris.

À voir aussi sur Konbini

Ouvriers, bouchers, marins-pêcheurs… Loin de l’image habituelle des « casseurs », la soixantaine de personnes jugées en comparution immédiate lundi, au tribunal correctionnel de Paris, apporte un autre éclairage sur les violences qui ont éclaté dans la capitale.

« Des personnes qui ont un emploi, qui viennent de province »

À la barre, ces gilets jaunes ont détaillé les raisons de leur colère, comme cet employé d’un abattoir de Gap, dans les Hautes-Alpes, accusé d’avoir foncé sur un barrage de CRS et d’avoir été interpellé avec un couteau sur lui, relate France Inter. L’employé de 45 ans est monté à Paris samedi, « parce qu’on a enlevé 100 euros de retraite à nos anciens », explique-t-il.

« Ce sont des personnes qui n’ont absolument pas d’antécédents judiciaires. Ce sont des personnes qui n’ont pas particulièrement pris part à des manifestations par le passé et des personnes qui ont un emploi, qui viennent de province”, assure de son côté pour France 2 Me Bertrand Vermesch, avocat d’un des prévenus jugés lundi. Si certains ont été relaxés faute de preuves, d’autres ont écopé de peines avec sursis à quatre mois de prison ferme en possible aménagement de peine.

Lundi soir, 111 personnes étaient encore en garde à vue, sur un total de 370 ordonnées depuis samedi. Parmi elles, des membres de groupuscules d’extrême droite, mais également des militants d’ultra-gauche qui ont pris part aux émeutes, indique France 2.

Leur présentation devant la justice mardi devrait donner de nouvelles indications quant aux portraits des gilets jaunes interpellés à Paris.