La ferme ou la prison : « Généralement, ils ont plus peur des chèvres que des flics »

La ferme ou la prison : « Généralement, ils ont plus peur des chèvres que des flics »

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Par Astrid Van Laer

Publié

« C’est une chance qu’on me donne des travaux d’intérêt général. »

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Mbappé, Griezmann ou encore Benzema : ce sont les noms des moutons de la ferme de la Butte Pinson, dans le 95. Axel Roux s’est rendu dans cette ferme pédagogique, qui accueille plus de 300 « tigistes » par an : un parc de 110 hectares, qui abrite une ferme de 5 000 m2, où sont envoyées des personnes condamnées par la justice à réaliser des travaux d’intérêt général, une peine alternative à la prison.

Pour Julien Boucher, cofondateur des fermiers de la Francilienne, l’enfermement « crée plus de troubles que ça en résout », et il faut des peines qui « ai[en]t du sens » Pour Matar Sylla, encadrant technique, le résultat est véritablement bénéfique : « Au bout de 70 heures de travaux, les mecs, ils sont complètement changés ! »

Après leur peine, certains reviennent même travailler à la ferme, comme Rayhan, 20 ans, qui y travaille désormais dans le cadre de son service civique. « Moi, c’est la ferme qui m’a calmé, qui m’a mis dans le droit chemin », explique le jeune homme.