Jean Castex a pris la parole ce jeudi pour annoncer les nouvelles mesures prises par le gouvernement concernant les semaines à venir. « Le constat que nous pouvons faire confirme nos craintes », a-t-il dit en préambule, expliquant qu’il y avait eu 30 000 nouveaux cas pour la seule journée de mercredi, et 35 000 aujourd’hui, enregistrant une augmentation de 23,6 % en une semaine.
À voir aussi sur Konbini
Évoquant « une troisième vague » accentuée par l’apparition du variant britannique sur notre territoire il y a quelques semaines, « plus virulent et potentiellement plus grave », il a ensuite annoncé l’arrivée d’une personne en réanimation toutes les 4 minutes, des arrivées qui concernent cette fois des « personnes plus jeunes et en meilleure santé que lors des vagues précédentes ».
« La situation se dégrade », a poursuivi le chef du gouvernement, ajoutant : « La progression de l’épidémie s’accélère nettement. » Après avoir rappelé les mesures mises en place ces dernières semaines dans le cadre d’une stratégie territorialisée, Jean Castex a expliqué que de nouvelles restrictions allaient prendre effet.
« La stratégie territorialisée conserve son sens et sa pertinence », a-t-il affirmé, se justifiant en évoquant « des disparités régionales ». Deux régions « ont franchi ou s’apprêtent à franchir » les seuils critiques que s’était fixé le gouvernement : l’Île-de-France, avec une incidence de 446 et une pression hospitalière « très élevée », ainsi que les Hauts-de-France, avec un taux d’incidence de 381 et une pression hospitalière « très préoccupante ».
Les écoles resteront ouvertes
Les départements de la Seine-Maritime et de l’Eure enregistrent un taux d’incidence moindre, mais en « augmentation très forte », avec des capacités de réanimation « déjà presque totalement saturées ». « De nouvelles mesures doivent donc intervenir sans délai », a déclaré Jean Castex.
Le chef du gouvernement a alors déclaré que le confinement le week-end, déjà à l’œuvre dans le Pas-de-Calais, était « insuffisant pour casser fortement la dynamique de l’épidémie », a-t-il aussi dit. Le Premier ministre a alors annoncé la prise de « mesures plus exigeantes » : « Le moment est venu d’aller plus loin. »
Et de faire savoir que 16 départements étaient concernés : les huit départements d’Île-de-France, les cinq départements des Hauts-de-France, les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure. De nouvelles mesures « de freinage massives » y sont donc mises en place à compter de « ce vendredi soir minuit et pour quatre semaines ».
Jean Castex a précisé que les établissements scolaires, écoles maternelles, élémentaires et collèges allaient rester ouverts. Les lycées en demi-jauge « basculeront en totalité dans ce fonctionnement ». Quant aux universités, elles « continueront avec le rythme en vigueur ». Les règles s’appliquant aux lieux de culte ne changeront pas.
« Des règles plus souples qu’en mars et novembre dernier »
En ce qui concerne les commerces, seuls seront ouverts les commerces de première nécessité, la notion de première nécessité étant cette fois étendue « aux livres et à la musique », a-t-il précisé.
Les déplacements hors du domicile seront « encadrés selon des règles plus souples qu’en mars et novembre dernier », a ensuite précisé Jean Castex, expliquant qu’il serait possible de « se promener, s’aérer ou faire du sport en journée », le tout sans aucune limitation de durée dans un rayon limité à dix kilomètres autour de chez soi, en se munissant d’une attestation.
En revanche, les déplacements interrégionaux seront interdits pour les territoires concernés par ces nouvelles mesures. Le dispositif de couvre-feu est maintenu selon le même rythme qu’aujourd’hui et son entrée en vigueur sera décalée à 19 heures à partir de la semaine prochaine, à l’occasion du passage à l’heure d’été.
Et Jean Castex de demander aux entreprises qui le peuvent de passer à quatre jours de télétravail par semaine, avant d’affirmer : « Ces mesures, je les crois absolument indispensables », et de conclure que le retour à la vie normale se ferait à mesure que la campagne de vaccination avancerait. Il a alors rappelé, comme il l’avait annoncé plus tôt dans l’après-midi, qu’il se ferait vacciner dès demain avec AstraZeneca.












