Jeux paralympiques : Tabouret décroche l’or sur 10 km

Jeux paralympiques : Tabouret décroche l’or sur 10 km

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© Daniel Kopatsch/VOIGT/GettyImages

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Par Konbini avec AFP

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Karl Tabouret n'a pas fait de détails lors du 10 km de ski de fond qu'il a survolé mercredi à Tesero.

Déçu par son échec la veille en sprint, Karl Tabouret n’a pas fait de détails lors du 10 km de ski de fond qu’il a survolé mercredi à Tesero (Italie) pour offrir à la France un troisième titre paralympique. Pour ses premiers Jeux paralympiques, Tabouret, 22 ans, est passé par tous les états. Il était « déçu » après sa 12e place du sprint en biathlon, « dégoûté » par son élimination en demi-finales du sprint en ski de fond, avant d’être « transcendé » lors de son récital sur le 10 km style classique.

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Il lui a fallu moins de 24 heures pour qu’il digère sa désillusion en sprint, spécialité dans il est champion du monde en titre, pour écoeurer la concurrence, en reléguant le Bélarusse Raman Svirydzenka, sacré la veille en sprint, à 27 sec 7/10e, et le Canadien Mark Aretz, à 48 sec 6/10e. « J’ai le démon en moi qui s’est réveillé pour pouvoir aller chercher cette médaille », a expliqué en zone mixte le Savoyard. « On a beaucoup parlé (mardi) soir avec l’équipe et avec Benjamin Daviet ».

Ce troisième titre des Jeux paralympiques 2026, après ceux de Cécile Hernandez en snowboard cross et Arthur Bauchet en super-G, est aussi l’histoire d’une transmission. Ce sacre symbolise un passage de témoin entre Benjamin Daviet, qui, en terminant troisième du sprint mardi, a offert à l’équipe de France de ski nordique sa première médaille de ces Jeux paralympiques, la onzième de sa carrière, et celui présenté comme son successeur qu’il surnomme « Jambes en mousse ». « Pendant une heure, on a discuté (mardi) soir, j’en ai remis une couche ce (mercredi) matin: Karl peut être quelqu’un de ‘négatif’, il fallait qu’il comprenne que lui aussi pouvait faire peur à ses adversaires et pas qu’il ait peur d’eux », a expliqué l’aîné.

« Comme un frère »

« Benjamin, c’est un frère, non pas de sang, mais c’est tout comme », avait expliqué en octobre à l’AFP Tabouret à propos de son colocataire au Village paralympique. « Je n’ai pas eu la chance d’avoir quelqu’un dans ma catégorie devant moi avec qui je pouvais m’entraîner », avait rappelé de son côté Daviet. J’aimerais bien que cet athlète puisse un jour prendre les rênes de notre catégorie et me dépasser en termes de palmarès. Ce serait une immense fierté ».

« Karl avait vraiment envie de prendre sa revanche sur la course d’hier, c’est magnifique de le voir en or sur cette course », a apprécié l’octuple championne paralympique de ski alpin et cheffe de mission de la délégation française Marie Bochet, originaire de Villard-sur-Doron comme lui.

Atteint d’une paralysie cérébrale avec atteinte spastique des membres inférieurs, Tabouret a commencé d’abord par le ski alpin, avant de passer au ski de fond à six ans pour imiter sa soeur et son grand frère. Rapidement intégré au groupe Relève des équipes de France, il a fait ses débuts en Coupe du monde en 2024 et s’est révélé au plus haut niveau en 2025 avec une médaille d’argent lors des Mondiaux de biathlon, et un titre en sprint classique lors des Championnats du monde de ski nordique.

« Cette médaille d’or, a-t-il insisté, elle représente tout pour moi, parce qu’il y a beaucoup de préparation ». « Mais ce n’est pas fini, a prévenu Tabouret qui, en proie à un déficit de fer, doit se faire régulièrement des injections. On ne va pas s’endormir, c’est le moment où justement on est bien en forme. On va revenir encore plus fort pour les prochaines courses ».