On vous a concocté un voyage Pokémon pour devenir le meilleur dresseur au Japon

Pokétrip

On vous a concocté un voyage Pokémon pour devenir le meilleur dresseur au Japon

photo de profil

Par Jérémie Léger

Publié le , modifié le

Une aventure de dix jours à travers tout le Japon sur les traces de Red et Sacha !

Chers amis geeks et otakus, n’avez-vous jamais rêvé de partir au Japon ? Ce voyage de l’autre côté du globe, j’ai justement eu le privilège de le faire il y a quelques semaines, notamment en compagnie du youtubeur Fildrong.

À voir aussi sur Konbini

Ma mission une fois rentré en France ? Vous proposer un carnet de route de deux semaines au Japon, dix jours dans la région de Kanto, un voyage optimisé et non exhaustif sur les traces de la licence la plus lucrative de tous les temps. Pour mener au mieux cette aventure, je me suis rapproché d’une agence de voyage spécialisée qui m’a guidé sur place, Nippon Explorer.

Si vous comptez un jour aller au Japon avec des potes ou autres, prenez cet article comme un Guide du routard version dresseur Pokémon. Il vous donnera les clefs pour réaliser un trip 100 % Pokémon, qu’il s’agisse de découvrir les meilleurs spots dédiés à Pikachu et ses compères ou de vous rendre directement dans certains lieux du Japon réel qui ont inspiré la région fictive de Kanto.

Conseil du guide néanmoins : pour profiter des paysages au maximum, mieux vaut partir fin octobre-début novembre. “Les autres saisons, c’est beau, mais tu n’auras pas les couleurs flamboyantes d’automne, dépaysantes pour les petits Français que nous sommes”, précise le directeur général de Nippon Explorer. Cette petite mise au point faite, prenez vos Poké Balls, préparez votre sac et suivez le guide !

Les étapes du voyage

Jour 0 – mise en bouche : Narita (Lavanville)

En décollant de Roissy-Charles de Gaulle, il y a de fortes chances que vous atterrissiez à l’aéroport de Narita, dans la préfecture de Chiba. Vous qui vous attendiez à commencer votre aventure à Bourg Palette comme tout le monde, détrompez-vous, car vous êtes à Lavanville, la ville fantôme de Pokémon. Bien sûr, si vous voulez commencer votre périple dans la bonne humeur, vous pouvez d’emblée visiter le Pokémon Store de l’aéroport.

Comme la ville lavande de Pokémon, Narita est la ville du souvenir et de la commémoration, en plus d’être proche de la nature et pleine de rues pittoresques. Le lien avec le souvenir se fait par le musée Bosso-Nomura. Celui-ci prend la forme d’un quartier à part entière aux couleurs de l’époque d’Edo. L’occasion pour vous de vous essayer d’emblée au mode de vie traditionnel japonais. Ce musée rassemble de nombreux trésors découverts grâce à des fouilles archéologiques.

La célèbre Tour Pokémon, quant à elle, s’inspire du temple Shinshoji, le monument le plus populaire de Narita. Le domaine environnant le temple rassemble plus d’un millier de stèles funéraires, les mêmes que l’on retrouve dans la tour géante de Lavanville.

Jour 1 : Akihabara

Le quartier d’Akihabara à Tokyo sera votre principal QG pour ce voyage. En effet, prendre un hôtel dans les environs est la meilleure chose à faire tant de nombreuses lignes de transport stratégiques passent par ce point. Non content d’être l’un des arrondissements les mieux desservis de la capitale nipponne, il est surtout connu pour être l’épicentre de la pop culture japonaise. C’est un quartier geek idéal pour les fans d’anime et de gaming : salles d’arcades, cafés à thème anime, magasins de jeux vidéo rétro ou encore gashapons en tout genre (capsules de jouets japonais). Attention cependant, ce quartier a beau être le plus connu et l’un des plus vivants de Tokyo, il compte parmi les plus chers, car on y trouve beaucoup de touristes.

Jour 2 : Shinjuku (Céladopole)

La ville arc-en-ciel de Pokémon tire son origine du quartier de Shinjuku, le plus coloré des arrondissements de Tokyo. Et comme pour Céladopole, on reconnaît Shinjuku à sa skyline, d’immenses tours de métal toutes plus imposantes les unes que les autres.

Qui dit ville démesurée dit forcément un million de choses à faire : des magasins, hôtels et restaurants à foison pour trouver tout ce dont vous aurez besoin, mais aussi des néons et bornes d’arcades à gogo. Et à l’image du centre commercial de Céladopole dans les jeux, certains des plus grands shopping centers du quartier ouvrent leur toit au public. C’est l’occasion de boire une bière tout en profitant d’une vue magnifique.

Face à toute cette immensité, vous vous demandez peut-être d’où la championne de la ville puise sa préférence pour les Pokémon de type Plante. La réponse se trouve dans le jardin impérial de Shinjuku Gyoen, situé entre les gares de Shinjuku et Sendagaya : un gigantesque espace vert de 58 hectares placé en plein cœur de la ville. On y trouve aussi une maison de thé ainsi qu’une serre remplie de plantes subtropicales.

Par Kakidai — Wikipedia Commons

Puis il reste évidemment les pachinkos. On les trouve à Kabukicho, le quartier rouge de Tokyo et théâtre de vie nocturne célèbre pour ses bars à hôtesses, strip clubs et autres love hotels. Soyez prévenus cependant : les salles de jeux sont la plupart du temps tenues par des yakuzas, lien évident avec le casino de Céladopole connu pour abriter une planque de la Team Rocket.

Jour 3 : Marunouchi (Safrania)

De nos jours, Marunouchi est le centre des affaires au Japon. On trouve là-bas les entreprises les plus puissantes du pays. Vous comprenez maintenant pourquoi la Sylphe SARL, la méga-corporation centrale du Kanto fictif qui fournit toutes les boutiques du jeu, les Poké Balls et les CT qui nous sont tant utiles, a posé son siège à Safrania. Cette dernière est d’ailleurs directement inspirée de la société automobile Mitsubishi.

Pour l’anecdote, son fondateur Iwasaki Yanosuke a racheté la ville désertée en 1868 lorsque Edo est devenue Tokyo. Il l’a transformée en quartier à l’européenne, avec de nombreux bâtiments en briques, ces mêmes briques que l’on retrouve à Safrania.

Accessible en quelques minutes depuis Akihabara, la gare de Marunouchi est l’une des plus grandes du pays. En tant que telle, elle dispose d’une ligne de Shinkansen menant directement à Osaka. Ceci n’a rien d’anodin, puisque dans la ville de la championne Morgane, on trouve également une gare qui nous permet de nous rendre à Doublonville, l’équivalent fictif d’Osaka dans les versions Or et Argent.

Par Toshinori baba — Wikipedia Commons

L’air marin de Yokohama (Wikipedia Commons)

Le voilà, le Pont Pépite. Team Rocket, prends garde ! (Wikipedia Commons)

 
Jour 6 : Maebashi, Iwajuku et Atami (Argenta)

Quand bien même Argenta, la terre de Pierre, tire son inspiration de la ville de Maebashi, vous ne trouverez là pas grand-chose à voir si ce n’est quelques cafés et bars ainsi qu’un observatoire. Ce dernier offre une vue panoramique sur le parc Chichibu, le mont Akagi et ses lacs à l’est, l’équivalent réel du Mont Sélénite, une destination touristique prisée culminant à 1 828 mètres d’altitude.

Pour rester dans le thème de la ville rocheuse, vous pouvez également vous rendre au musée préhistorique d’Iwajuku, celui-là même qui a inspiré le Musée des Sciences d’Argenta. Son squelette de mammouth n’est en effet pas sans rappeler les squelettes fossilisés de Kabutops et Ptéra. L’occasion de voir le Japon profond et de se ressourcer un peu avant de prendre le bus direction Atami dans la préfecture de Shizuoka.

Panorama de Maebashi avec en fond le mont Akagi et Kiryū (Wikipedia Commons)

Jour 7 : Shimoda (Bourg Palette)

Et voilà, depuis Atami, on arrive enfin à Shimoda, l’équivalent géographique réel du Bourg Palette, la ville de naissance de Sacha et Régis dans l’anime ainsi que Blue et Red dans les jeux. Cette ville portuaire située au sud de la péninsule d’Izu est une pittoresque station balnéaire dans laquelle vous pourrez déguster des plats typiques et des produits frais d’exception tels que des soba.

Pour l’anecdote, la véritable inspiration de la ville de départ de la première génération est Machida, à l’ouest de Tokyo. Pourquoi ce lieu a été choisi, selon vous ? Tout simplement car c’est ici qu’a grandi Satoshi Tajiri, le créateur de Pokémon, également là où il capturait des insectes et des têtards étant petit. Pour autant, ce serait mentir que vous dire d’aller là-bas vaut le détour. Étape suivante, donc.

Vue de Shimoda depuis le parc Shimodajo (Wikipedia Commons)

 
Jour 8 : Izu Oshima (Cramois’Île)

Pour les fans de randonnées, direction Izu Oshima, l’équivalent réel de Cramois’Île, la ville côtière d’Auguste, accessible en ferry depuis Atami (Shizuoka). Vous trouverez là-bas, comme dans le jeu, de magnifiques plages, des sentiers propices à la marche et d’impressionnants volcans, à l’image du mont Mihara, encore actif et qui culmine à 758 mètres. Celui-ci est accessible via un sentier pédestre qui passe par le désert Ura-sabaku et qui mène jusqu’à son immense cratère.

Sur place, on trouve aussi le musée Volcano, qui raconte, entre autres et comme son nom l’indique, l’histoire de ce volcan encore actif. En 1986 par exemple, il a connu une éruption historique et traumatisante pour les populations locales. C’est justement de cette catastrophe apocalyptique que s’inspire la destruction de Cramois’Île, ravagée par le réveil brûlant d’un volcan dans les versions Or et Argent.

À noter qu’au niveau culinaire, vous pourrez également déguster une spécialité locale, le kusaya, un poisson séché, salé et fermenté… Mais bon, courage face à ce mets… très spécial, puisque pour info, “kusai” veut dire puant. Soyez sûrs qu’à côté de lui, le fameux nattō, cet aliment fermenté japonais traditionnel à base de graines de soja, fait pâle figure.

Vue du cratère du mont Mihara à Izu Oshima (Wikipedia Commons)

Jour 9 : Hakone et Chichibu (Jadielle et alentours)

Tout comme Jadielle qui, dans les jeux Pokémon, est vallonnée et entourée de végétation, Hakone, son inspiration réelle, est une région montagneuse et forestière connue pour ses onsens et sa vue sur le mont Fuji. On y accède rapidement de Shizuoka. Quoique très touristique, elle vaut largement le détour.

Puis, à 120 km au nord de Hakone, vous trouverez le parc Chichibu. Ce magnifique parc étalé sur 250 kilomètres carrés propose huit monts recouverts de forêt et offre plusieurs mausolées à visiter. Vous l’avez deviné, c’est la Forêt de Jade dans la vraie vie ! De plus, là aussi vous pourrez prendre un bain dans un onsen avec vue sur les montagnes.

Comme Jadielle qui symbolise la première ville étape du voyage Pokémon à Kanto, Hakone était une étape officielle du Kumano kodō, une série d’anciennes routes de pèlerinage qui sillonnent la péninsule de Kii, plus grande péninsule du Japon (Wikipedia Commons)

Jour 10 : Fujiyoshida (Plateau Indigo et Ligue Pokémon)

Située juste à l’est du mont Fuji, la ville de Fujiyoshida abrite l’un des monuments les plus célèbres du monde, la pagode Chureito. C’est cette tour immense qui a inspiré la localisation de la première Ligue Pokémon. Non seulement elle est située en hauteur sur un plateau, mais elle dispose également de cinq étages. Autant de niveaux qui, s’ils ont fait le parallèle avec nos versions Rouge et Bleu, peuvent accueillir tous les membres du Conseil 4 ainsi que le Maître de la Ligue Pokémon.

Mais vous n’êtes pas sans savoir que pour atteindre le titre suprême, il faut traverser la Route Victoire. À l’instar de ce challenge vidéoludique, atteindre la pagode Chureito s’apparente à un véritable défi. Il faut tout d’abord sortir de Fujiyoshida, traverser le parc du sanctuaire Arakura Fuji Sengen et enfin gravir 400 marches. Pour sûr qu’une fois là-haut, la vue extraordinaire que vous offre la tour vaut bien le titre de Maître Pokémon.

Vue de Fujiyoshida et du mont Fuji depuis le parc Arakurayama Sengen, près de la<span style="font-weight: 400;"> pagode Chureito</span>

Une fois remis de vos émotions, vous pouvez également tenter l’ascension du mont Fuji (seulement entre juillet et mi-septembre). En sachant que son équivalent fictif n’est autre que le mythique Mont Argenté, peut-être qu’une fois là-haut, vous tomberez sur Red et qu’il vous offrira un combat d’anthologie. Un combat que vous n’oublierez jamais. Un peu comme ce voyage, n’est-ce pas ?