Le marché des camouflages en chute libre sur le jeu vidéo Counter-Strike 2

Le marché des camouflages en chute libre sur le jeu vidéo Counter-Strike 2

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Par Theo Lilin

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Valve, le développeur du jeu vidéo, a réalisé une mise à jour qui a complètement chamboulé le marché des camouflages d'objets.

Du jamais vu sur la planète Counter-Strike : le marché des camouflages, où l’on se revend des objets rares obtenus dans le jeu, a perdu un milliard de dollars de valeur en l’espace de 24 heures. En cause, une nouvelle mise à jour du développeur du jeu, Valve, qui modifie considérablement la mécanique de rareté. On vous explique tout.

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Pour les néophytes, petit rappel d’abord : Counter-Strike est un jeu en ligne où deux équipes s’affrontent, les terroristes face aux antiterroristes, sur une carte où les uns doivent poser une bombe que les autres doivent désamorcer. Surtout, le jeu a développé tout un marché autour des camouflages d’armes, dont la rareté est classée en code couleur – bleu ciel correspond aux skins les plus courants, les jaunes sont les plus rares. Ces camouflages sont obtenus via un système de loterie (on ouvre une boîte mystère contenant des armes de rareté différente, et plus elles sont rares, plus elles sont difficiles à obtenir), et revendables sur un véritable marché, où l’on échange des skins contre de l’argent réel. 

Et c’est là tout le problème de cette nouvelle mise à jour : concrètement, les joueurs peuvent désormais échanger plusieurs objets de rareté moyenne contre un objet très rare, auparavant très cher sur le marché ou difficile à tirer. Résultat : le prix des skins ultra rare a chuté, et les propriétaires d’objets rares ont rapidement revendu leurs actifs.

À titre d’exemple, le couteau papillon « ruby », initialement vendu pour 18 000 dollars, est passé à 9 000 dollars. Un autre, le couteau papillon « P2 », a quant à lui perdu 60 % de sa valeur. Si le marché des camouflages pourrait se réguler sur le long terme, reste que le marché des objets numériques a chuté de 25 %, selon Bloomberg.