La recherche clinique a encore fait des progrès. La preuve : aujourd’hui, elle vient de rendre réelle la fameuse vanne du pingouin qui respire par les fesses, et qui s’étouffe en s’asseyant. Une étude parue lundi dans la très sérieuse revue scientifique Med, relayée par 404 Media, intitulée « Innocuité et tolérance de la perfluorodécaline intrarectale pour la ventilation entérale dans le cadre d’un premier essai chez l’homme », se veut très optimiste sur l’utilisation de nos fesses pour respirer.
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Dans le détail, 27 hommes ont reçu une dose par voie rectale d’un médicament appelé perfluorodécaline non oxygénée, « un liquide spécial, qui possède une capacité exceptionnelle à transporter l’oxygène ». Ainsi, ils ont fait l’expérience de la « respiration entérale », qui consiste à administrer de l’oxygène par l’intestin. Cette première expérience s’est avérée concluante, rapportent les auteurs de l’étude, qui n’ont relevé aucun événement indésirable grave.
Concrètement, les auteurs expliquent que cette technique de respiration « pourrait permettre aux poumons de se reposer et de guérir », dans le cas de patients en insuffisance respiratoire. Ces derniers précisent que « les patients souffrant d’insuffisance respiratoire grave ont souvent besoin d’une ventilation mécanique pour survivre, mais ces traitements peuvent causer des lésions pulmonaires supplémentaires. »
La science, c’est beau, et parfois, c’est aussi un peu drôle.












