Depuis 2000, Les Sims règnent sans partage sur le genre du life-sim ou « simulation de vie » dans la langue de Gotaga. Mais récemment, un petit nouveau a fait son entrée : InZoi. Le jeu développé par le Coréen Krafton (qu’on connaît aussi pour PUBG) avait d’abord fait grand bruit durant l’été 2024 en laissant accessible son outil de création de personnages, dont les graphismes ultraréalistes et l’infinité de customisations surpassaient largement Les Sims, au moins sur le plan technique.
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Là où Les Sims optent pour un style cartoon, favorisant l’exagération et l’imagination, InZoi ambitionne donc de recréer une vie plus proche de la réalité. En réalité, le jeu est à la fois un « life-sim » et un « god-sim » car on y incarne une divinité qui crée les Zoi. Un parti pris intéressant qui « assume » le côté divin du joueur qui manipule la vie de ces petits personnages virtuels.
Pourtant, derrière cette façade léchée, le jeu semble manquer de profondeur et d’âme. C’est en tout cas ce que la plupart des tests publiés par la presse spécialisée soulignent.
Open-world ou open-void ?
Si InZoi se vante de proposer un monde ouvert, l’exploration s’avérerait en réalité assez « fade » avec notamment des déplacements qui se résument souvent à des écrans de chargement. De manière générale, les reviews se plaignent d’un jeu qui n’est pas assez « organique », qui demande à répéter des tâches sans cesse et sans cesse.
Pourtant, InZoi a des promesses dans sa besace avec notamment une utilisation de l’IA informatique directement dans l’intelligence artificielle des personnages non joueurs avec lesquels vous interagissez. Malheureusement, aujourd’hui, les interactions semblent très plates et redondantes et on peine à voir les avancées technologiques de l’IA sur ce jeu en particulier.
Là où Les Sims laissent beaucoup de place à l’imprévu et à l’émergence de scénarios improbables voire absurdes, InZoi enferme surtout le joueur dans une boucle d’actions prévisibles. La recherche du réalisme s’est donc faite au détriment de l’amusement là où Les Sims assument entièrement être un jeu vidéo irréaliste au possible, comme une satire de la réalité.
Si InZoi affiche une ambition technique louable, il peine à capturer la magie d’un life-sim. Trop lisse, trop rigide, trop creux, il semble plus proche d’un simulateur de productivité visant à faire en sorte que son petit Zoi s’intègre parfaitement dans la société actuelle. Et qui veut ça pour un jeu vidéo, enfin ?
Toutefois, il est à noter que la sortie d’InZoi du 28 mars 2025 est un « accès anticipé » (early access), le jeu a donc encore une belle marge de progression devant lui, notamment grâce aux retours des joueurs. Et il y a des bons points à noter comme le système de création de personnages ou même le mode construction qui sont techniquement très au point et graphiquement extrêmement beaux.











