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Les Pussy Riot dénoncent les violences policières dans une nouvelle vidéo

Publié le

par Pénélope Meyzenc

Le groupe militant s'est allié au collectif féministe chilien "LasTesis" pour lutter contre ces violences.

"Alors que nous sommes confinés, les gouvernements intensifient la persécution des luttes sociales, déchirant nos droits, nos libertés", peut-on lire. Célèbres pour leur militantisme, les membres du groupe Pussy Riot ont publié ce vendredi un nouveau morceau, ainsi qu’un manifeste vidéo pour dénoncer et lutter contre les violences policières et la répression de l’État chilien.

Ce nouveau morceau réalisé en collaboration avec trois artistes sud-américains, Parcas, Dillom et Muerjoven, résonne déjà comme un hymne contre ces violences. Difficile d’être plus explicite, il est intitulé "1312", ce qui correspond à la représentation numérique des lettres du sigle anti-police "ACAB" : All Cops Are Bastards

À l’image de leur révolte, le morceau fait principalement référence à la vague de protestations populaires qui a éclaté au Chili l’année dernière, et à la réponse violente de la police qui a fait des milliers de blessés parmi les civils. Il s’inspire aussi des expériences personnelles des membres du groupe, arrêtées à plusieurs reprises lors d’actes militants. 

Pour le manifeste, les Pussy Riot se sont alliées à LasTesis, un collectif féministe de Valparaíso à l’origine du célèbre mouvement féministe Un violador en tu camino. Salopettes rouges et visages masqués, les membres défilent dans cette vidéo dans des lieux emblématiques de cette ville chilienne qui fut particulièrement touchée par les émeutes de 2019. En fond sonore, si les voix espagnoles dénoncent les violences policières, elles proposent également des solutions pour lutter contre ces pratiques. 

"Ce manifeste est coécrit et cointerprété par des féministes du Mexique, du Chili et de Russie.
Nous unissons nos forces pour arrêter les violences policières. Nous croyons en la solidarité", peut-on lire sur le blog du groupe.

Ce n’est pas la première fois que les Pussy Riot s’attellent à dénoncer les violences policières. Le morceau, "I can’t breath", paru en 2015, s’y attaquait par exemple directement. Aujourd’hui, ce titre fait douloureusement écho à la mort de George Floyd la semaine passée. Les Pussy Riot sont d’ailleurs très actives actuellement sur les réseaux sociaux, condamnant fermement l’ensemble des récents évènements.

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