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Le catcheur et acteur John Cena revendique sa vulnérabilité dans un discours engagé

Publié le

par Matthew Kirby

Il remercie les femmes, notamment Amy Schumer, Tina Fey et Amy Poehler, qui ont écrit ces rôles qui lui ont permis de montrer sa vulnérabilité.

Pour le public, le catcheur américain John Cena est l’archétype du gros dur, qui organise des combats avec les plus grands catcheurs professionnels de tous les temps et qui n’a peur de rien. Une force, une réputation et une plastique qui lui ont d’ailleurs récemment valu d’être choisi pour incarner dans un film Duke Nukem, le héros badass du jeu vidéo du même nom.

Mais John Cena est aussi celui à qui l’on doit un discours fort et émouvant à propos de la "March for our Lives" ("Marche pour nos vies"), organisée par des étudiants pour manifester contre les armes à feu. Discours qu’il a tenu lors des Kids Choice Awards, cérémonie destinée aux enfants, qu’il animait d’ailleurs pour la deuxième année consécutive.

Car dans la vraie vie, la megastar de la WWE (la fédération américaine de catch) explique qu’il est "un homme vulnérable". Celui qui a baissé sa garde de mâle alpha pour jouer dans des comédies romantiques affirme même que "cela a été libérateur pour lui".

Dans une interview avec la Press Association, John Cena revient sur ses rôles dans des films comme Crazy Amy ou Sisters, expliquant que ses apparitions fréquentes dans des comédies menées par des femmes étaient au départ "des coïncidences".

Mais il remercie aujourd’hui Amy Schumer, Tina Fey et Amy Poehler qui lui ont permis de jouer des rôles "qui font partie de ses préférés".

"Derniers préparatifs avec les Kids Choice Awards ce soir, ça va être GÉNIAL !"

Évoquant Blockers, son nouveau film pour lequel il partage l’affiche avec l’actrice américaine Leslie Mann (En Cloque, mode d’emploi, 40 ans toujours puceau), il déclare simplement : "J’adore l’histoire."

"Je suis en accord avec moi-même", ajoute-t-il quant au fait d’incarner un papa poule inquiet à l’idée que sa fille perde sa virginité le soir de son bal de promo.

"Nous construisons tous des murs pour nous protéger de nos émotions, rappelez-vous que s’il n’y a pas de mur, il n’y a pas besoin de choisir de quel côté il faut être."

Il insiste en déclarant : "Je ne porte pas cette image de moi du genre ‘Il faut que je sois dur, il faut que je sois macho’".

"Ces moments de vulnérabilité ont été écrits par des femmes scénaristes et des femmes actrices.

Elles ont besoin que l’homme paraisse vulnérable, et ça ne me gêne pas de faire ça parce que c’est ainsi dans la vie, je suis un homme vulnérable au quotidien.

Je me fiche d’être le mec ultra-dur, toujours inarrêtable et invincible."

"Raconter des histoires est nouveau pour moi, mais je pense qu’il n’y a rien qui prépare mieux à cela que de baisser sa garde et de se mettre autant à nu que nous le sommes le jour de notre naissance", explique-t-il, ajoutant que de cette façon : "la gêne disparaît".

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

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