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Kesha : "On m'a promis de me rendre ma liberté si je niais avoir été violée"

Publié le

par Lydia Morrish

Du nouveau dans l'affaire opposant la pop star et son producteur Dr. Luke, qu'elle accuse de l'avoir violée.

© Jeff Denberg/Flickr

Mise à jour du 04 avril 2016 : Dans un post instagram Kesha écrit qu’on lui aurait proposé de lui rendre sa liberté si, en échange, elle déclarait que ses accusations de viol à l’encontre de Dr. Luke étaient fausses. Selon les mots de la chanteuse :

"Voilà ce qu’il se passe à huis clos. Je ne retirerai pas un mot de la vérité. Je préfère avoir ma carrière détruite par la vérité plutôt que de mentir à nouveau pour ce monstre."

L’avocat de Dr. Luke a depuis nié les accusations, qualifiant les déclarations de la chanteuse de  "coup de pub".

Mise à jour du 3 avril 2016 : Un avocat de Dr. Luke a depuis publié un communiqué contestant le fait que Sony soit en train de rompre ses liens avec le producteur.

Quelques semaines après que la justice a décidé que Kesha devait honorer le contrat qui la lie à Dr. Luke, son violeur présumé, l’affaire fait toujours autant de bruit.

Bien que Sony ait déclaré n'avoir aucun moyen de rompre son contrat avec le producteur de 42 ans, The Wrap a signalé que ce contrat pourrait s’arrêter un an avant son terme, du fait du tollé provoqué par #FreeKesha. Mais ne serait-ce pas un peu trop beau pour être vrai ?

Ce que l’on sait de l’histoire pour l’instant

L’affaire judiciaire controversée entre la pop star et son producteur, Dr. Luke, qu’elle a accusé de l’avoir agressée sexuellement, a tourné en sa défaveur puisque la possibilité que Sony mette un terme au contrat a été exclue. Kesha étant signée sur le label de Dr. Luke, Kemosabe Records, associé à Sony, et non directement sur la major, la société ne peut rien y faire.

D’après The Wrap, Sony Music considérerait la possibilité de mettre un terme anticipé à ses relations commerciales avec Dr. Luke, avant la fin du contrat qui les lie jusqu’en 2017.

Des millions d’internautes — dont Lady Gaga, Bethany Cosentino de Best Coast et même Taylor Swift, qui a donné plus de 200 000 euros à sa camarade chanteuse — ont livré bataille contre Dr. Luke, exigeant que le producteur soit exclu de chez Sony, et de l’industrie musicale en général du fait des accusations portées contre lui.

Cependant, au grand dam des femmes qui travaillent dans le monde de la musique, et des victimes d’agressions sexuelles, c’est un peu trop beau pour être vrai. Un avocat du producteur a depuis publié un communiqué qui contestait les affirmations de The Wrap, expliquant :

"Ce n’est pas vrai. Luke a d’excellentes relations avec Sony. Ses avocats sont en contact régulier avec des cadres dirigeants de Sony et cette question n’a jamais été évoquée"

Une fois de plus, les géants de l’industrie musicale ont fait preuve d’une absence de compassion et d’humanité envers une femme dans une situation très difficile. Bien qu’on attende toujours la réaction de gens de Sony, il semble clair qu’ils sont plus prompts à défendre un violeur présumé qu’une femme innocente.

Pour se rassurer, on peut se dire qu’au moins ça ne va pas trop du côté de Dr. Luke. Récemment, le producteur Ly Moula a publié une série de tweets dans lesquels il affirmait qu’il allait faire fuiter des kits de batteries et des samples de Dr. Luke. Téléchargés et repartagés par tous les membres de la Team Kesha, les liens ont eu un succès d’enfer. Ce qui fait que vous, les DJ's et les beatmakers antiviols et pro-équité, avez gagné des outils pour travailler. Essayez de ne pas vous transformer en gros connards pour autant, vous voyez de qui je veux parler?

À lire- > Taylor Swift soutient financièrement Kesha après son procès perdu contre son producteur

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