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Aussi intelligent que glaçant : voici le nouveau trailer de Candyman

Publié le

par Manon Marcillat

Un message fort doublé d'une stratégie marketing maligne.

Prévu initialement sur les écrans le 12 juin, Candyman, réalisé par Nia DaCosta et produit par Jordan Peele, sortira finalement le 25 septembre prochain.

Le film revisite la légende de Candyman, le fantôme d’un fils d’esclave devenu artiste qui fut torturé en raison de sa relation avec une femme blanche. Sa main lui fut coupée et remplacée par un crochet puis il fut recouvert de sirop pour attirer les abeilles.

Selon la légende, il terrorise désormais les habitants des quartiers pauvres de Chicago et apparaît lorsqu’on prononce cinq fois son nom face à un miroir. Candyman fut porté à l’écran pour la première fois en 1992 par Bernard Rose dans le film éponyme.

Le remake de Nia DaCosta revisite cette légende avec Anthony McCoy et Brianna Cartwright, un jeune couple d’artistes fraîchement installé dans un Cabrini Green gentrifié. Pour relancer sa carrière d’artiste au point mort, Anthony va faire de cette macabre histoire une nouvelle source d’inspiration pour sa peinture.

Le film s’était d’abord révélé dans une première bande-annonce assez classique, sur fond de remix de Say My Name des Destiny’s Child particulièrement à propos.

Aujourd’hui, la réalisatrice vient de publier sur Twitter un nouveau teaser réussi et intelligent. Il s’agit d’un très beau clip animé, en mode puppetshow de papier "timburtonien", qui explore les origines de Candyman, entre racisme et violences policières.

Au-delà du symbole fort et particulièrement d’actualité, c’est également une stratégie marketing intelligente qui mise davantage sur la thématique du film que sur l’intrigue. Elle relance l’intérêt du public pour le film, après une période très creuse pour le cinéma, sans révéler davantage de détails sur son intrigue.

Nia DaCosta a accompagné ce teaser du message suivant : "Candyman, à l’intersection de la violence blanche et de la souffrance noire, évoque les martyrs dont on parle peu. Les gens qu’ils étaient, les symboles qu’ils sont désormais, les monstres qu’on nous a dit qu’ils étaient."

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