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En images : la faune des îles Galapagos menacée

Publié le

par Anaïs Chatellier

Comme de nombreuses espèces à travers le monde, la faune des Galapagos est menacée. Voici en images quelques espèces endémiques de cet archipel paradisiaque.

Si en 2010, l’UNESCO retirait de la liste du patrimoine en péril les îles Galapagos, cela n'empêche pas le réchauffement climatique, la forte augmentation du tourisme ou encore l'introduction d'espèces non endémiques de menacer la faune et la flore de cet archipel isolé à 1 000 km des côtes de l’Equateur.

Dernièrement, c'est le phénomène climatique El Niño qui inquiète le plus, car il semble mettre en péril ce laboratoire vivant d’une biodiversité mondialement reconnue qui a inspiré Darwin dans sa théorie de l’évolution. 

Ce phénomène climatique récurrent qui doit son nom à l’Enfant Jesus, car il débarque souvent à la période de Noël, est loin d’être un cadeau. En effet, el Niño provoque, entres autres, des hausses de températures dans le Pacifique, empêchant les remontées d’eaux froides qui contiennent des nutriments indispensables à la survie des animaux marins.

Entre 1997 et 1998 ce phénomène a provoqué des conséquences dramatiques aux Galapagos, et menace toujours de dévaster l'archipel. Certains scientifiques prévoient le pire : El Niño de cette année pourrait être le plus fort depuis 65 ans. Selon Benjamin Pohl, enseignant chercheur au centre de recherches de climatologie du CNRS, "on a observé sur ces 30 dernières années que le phénomène était de plus en plus intense. L’hypothèse du réchauffement climatique est parfaitement valable, même si elle n’est pas confirmée".

C'est pourquoi Eduardo Espinoza, directeur des études marines du Parc national des Galapagos (PNG), appelait à une prise de conscience globale sur les conséquences de la pollution marine et des enjeux climatiques peu de temps avant le début de la COP21. En espérant donc que l'accord "historique" qui a été signé à Paris permette de préserver cette belle biodiversité, voici quelques images d'espèces endémiques des Galapagos qu'on espère voir encore des années dans cet archipel considéré comme "irremplaçable".

Les iguanes marins

L’iguane marin des îles Galapagos compte parmi les rares reptiles marins qui existent sur Terre. En effet, si on les aperçoit surtout en train de dorer au soleil, ils se distinguent du reste de ses congénères parce qu’ils ont la particularité d’être capables de rester sous l'eau jusqu'à 45 minutes pour y trouver des algues, leur principale alimentation.

Ce sont justement ces algues qui risquent de diminuer en quantité à cause de El Niño. "Beaucoup d'entre eux commencent à mourir", selon Eduardo Espinoza, alors qu'en 1998, leur nombre avait déjà réduit considérablement.

Photos : Anaïs Chatellier

Les tortues Galapagos

Les tortues géantes qui ont donné leur nom à l'archipel sont passées de 250 000 à seulement 20 000 en l'espace de quelques années. Leur principale menace : ces espèces non endémiques, les rats par exemple, qui ont débarqué en même temps que les baleiniers. C'est pourquoi les nouveaux-nés tortues sont désormais protégés depuis l'instauration d'un programme de protection.

Les œufs de tortues sont ainsi recueillis puis élevés en captivité jusqu'à ce qu'ils atteignent une taille leur permettant de survivre face à leurs prédateurs. Si le programma semble porter ses fruits, la tortue Galapagos n'en souffre pas moins du réchauffement climatique qui modifie son habitat.

Photos : Anaïs Chatellier

Les otaries à fourrure

Impossible de se balader sur une île des Galapagos sans croiser une otarie installée sur un banc, sur un trottoir à côté du port ou étalée sur la plage à prendre un bain de soleil. Plutôt sociables, elles semblent clairement s'être habituées à la présence des humains et ce même lorsqu'elles entrent dans l'environnement le plus propice pour montrer leur agilité impressionnante : le monde marin.

Si les otaries ne semblent pas manquer à l'appel, leur population a pourtant diminué de plus de 50% en l'espace de 40 ans. Le réchauffement climatique menace également l'espèce. En effet, au plus fort du phénomène El Niño,"il n'est pas rare de voir des petits décharnés, car leurs mères tardent à rapporter de la nourriture", selon Espinoza.

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