(Image tirée du film A la recherche du paradis perdu)

Paris veut expérimenter le naturisme

En marge de l'adoption de la piétonnisation des voies sur berge, le Conseil de Paris a émis le vœu que la ville étudie la possibilité d'un lieu en plein air et délimité permettant la pratique du naturisme. 

(Image tirée du film A la recherche du paradis perdu)

(Image tirée du film À la recherche du paradis perdu)

Sur une proposition des élus du groupe écologiste, le Conseil de Paris a voté le 26 septembre dans le sens d'une zone naturiste à Paris, au sein d'un espace vert ou piéton. Un vœu qui pourrait se réaliser plus vite que prévu. Le premier adjoint socialiste de la ville, Bruno Julliard, a déclaré, lundi matin, qu'il y était favorable : "Je suis pour et je crois que la maire de Paris aussi. Donc on va le faire", a-t-il assuré à l'antenne de BFMTV. Anne Hidalgo juge quant à elle la "demande respectable" au regard de la définition que donne la Fédération naturiste internationale de cette pratique :

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"Une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l'environnement."

La France, première destination mondiale pour les naturistes

Si la requête semble en premier lieu farfelue, les élus du groupe écologiste rappellent dans leur vœu que la France est la première destination mondiale du naturisme, où se pressent chaque année 2 millions d'Allemands, Hollandais, Britanniques, Belges, etc. Or, contrairement à certaines métropoles comme Berlin, Munich, ou Barcelone, la capitale n'offre pas de possibilité d'y pratiquer le naturisme en plein air et en toute sérénité.

Certains s'offusquent déjà, à l'instar d'Éric Azière, président du groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris, qui compare ce nouveau débat à celui sur le burkini, rapporte Le Figaro : "Ce genre de propositions, c'est prêter le flanc à un tas de revendications communautaristes."

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L'élu écologiste David Belliard tempère et met en garde contre les interprétations douteuses : "On n'est pas en train de dire que tout le monde doit se balader à poil dans la rue [...] On veut simplement encadrer et réguler le naturisme sauvage qui a déjà lieu à Paris. Ce n'est ni de l'exhibition ni de la provocation."

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Par Jeanne Pouget, publié le 27/09/2016

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