Cette vidéo détruit les clichés (racistes et sexistes) en inversant les rôles

Dans la vidéo intitulée 180, l'humoriste Yassine Belattar retourne les clichés pour mettre en avant les injustices de la société.

L'humoriste Yassine Belattar a mis en lien sur sa page Facebook une vidéo de trois sketchs dans laquelle il inverse les clichés de la société française, un revirement à l'envers, à 180 degrés. Dans le premier, on voit des hommes d'affaires noirs snober un homme de ménage blanc avec des questions telles que "Les vacances se sont bien passées ? Vous êtes partis au pays ?" ou en se trompant sur son prénom : "Je les confonds toujours. [...] En même temps, ils se ressemblent tous." Le deuxième est une critique du sexisme dans les entreprises, mettant en scène une patronne qui refuse un rééquilibrage des salaires à son employé masculin sous prétexte qu'il a pris un congé paternité plus tôt dans l'année : "Pour le salaire, si vraiment ça vous pose un souci, eh bien, vous pouvez toujours essayer de postuler ailleurs, hein."

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Et Hitler, il était musulman ?

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La partie la plus parlante de la vidéo reste encore celle qui illustre une stigmatisation des chrétiens. C'est l'occasion pour l'humoriste de ressortir tous les arguments déballés contre l'islam, et de les retourner contre le christianisme. "Et Hitler, il était musulman peut-être ? Il était bouddhiste ? [...] Les chrétiens sont des gens violents", déclare le faux spécialiste d'une chaine d'information parodiée. (La référence est parlante et drôle, mais pas tout à fait juste. S'il a été élevé par une mère catholique pratiquante, Hitler méprisait le christianisme et lui préférait une forme de néo-paganisme.) Le comédien lit ensuite un passage de la Bible évoquant des croisades et finit sur un génial "Les chrétiens ne peuvent pas s'incorporer au système républicain !".

L'humoriste reprend un schéma maintenant connu, celui d'inverser les rôles dans une société où des gens sont traités d'une façon différente, souvent stigmatisante, en raison de leurs origines, de leur foi ou encore de leur sexe. On avait déjà vu cela dans le court métrage Majorité opprimée ou Mecs Meufs sur la question du harcèlement. En faisant basculer les situations, cette inversion permet de se rendre concrètement compte des injustices que la diffusion de ces clichés provoque.

Par Salomé Vincendon, publié le 08/09/2016

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