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WhatsApp interdit en Iran

Publié le

par Théo Chapuis

Le 3 mai, i24news apprenait que l'Iran interdisait désormais l'usage de l'application WhatsApp dans les limites de ses frontières. Alors que l'on connaît l'importance qu'ont eu Twitter ou Facebook lors du Printemps arabe, cette interdiction n'est pas si étonnante considérant la position hostile de l'Iran pour les réseaux sociaux.

Pourtant, ce ne serait pas pour des raisons d'oppression que le pays gouverné par Ali Khamenei empêche son peuple d'utiliser l'application de messagerie instantanée adoptée par 500 millions de personnes.

Annoncé par le secrétaire du comité qui surveille le contenu criminel du Web, le choix de bannir l'appli inventée en 2009 par Jan Koum et Brian Acton est officiellement motivée par "l'adoption de WhatsApp par le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, qui est un sioniste américain." Le service avait été racheté en février 2014 par le jeune PDG pour 19 milliards de dollars.

Fils aîné d'une famille juive américaine originaire de New York, Mark Zuckerberg a bien été élevé dans la religion et a même célébré sa Bar Mitzvah à l’âge de 13 ans. Il s’est depuis déclaré athée. En tout cas, il est bien difficile de donner des preuves d'un quelconque comportement sioniste de la part du patron de Facebook.

Internet en Iran

Twitter comme Facebook sont inaccessibles pour les internautes iraniens depuis 2009. Malgré tout, les citoyens parviennent à se connecter via des moyens contournés, tout comme les Turcs l'ont aisément fait lors du blocage de Twitter. i24news observe cependant un renforcement de la répression Internet dans le pays : la Garde révolutionnaire iranienne aurait commencé le traçage de l'activité Internet en conséquence de la révolution verte en 2009 et en 2011.

RSF, qui compte l'Iran parmi sa liste noire des "Ennemis d'Internet", rappelle que "tous les fournisseurs d’accès à Internet rendent des comptes au gouvernement".

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