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Vidéo : voici ce qui se passerait si les commentaires haineux d'Internet étaient prononcés dans la vraie vie

Publié le

par Justina Bakutyte

Une expérience qui montre la différence entre le Web et la réalité.

Je n’aurais jamais pensé citer Lily Allen dans un article sur le harcèlement, et pourtant, nous y voilà. Pour ceux qui l’ignorent, je fais référence à la chanson "URL Badman"qui résume parfaitement la cyberculture dans laquelle nous vivons aujourd’hui, où des "champions du haut débit" semblent s'être donné comme mission de "remettre le monde dans le droit chemin" en fustigeant tous ceux qui ont une opinion différente de la leur.

Cachés derrière leur écran d’ordinateur, ces "soldats du clavier" répandent la haine, crachent des insultes et des jurons comme si leur vie en dépendait, sans se préoccuper de l’impact de leurs mots. Alors que dans la vraie vie, on ne dit pas aux gens qu’ils "devraient aller se tuer", sur Internet ça sort facilement…

Pour éveiller les consciences sur le sujet du cyberharcèlement et montrer à quel point ces commentaires impromptus peuvent être toxiques, Monica Lewinsky s’est associée à l’agence de publicité new-yorkaise BBDO pour lancer une campagne baptisée : In Real Life, #BeStrong (Dans la vraie vie, #SoyezForts).

Dans le cadre de son combat contre le harcèlement, Monica Lewinsky avait déjà collaboré avec Vodafone pour imaginer des émojis qui aideraient les adolescents à détecter et dénoncer cette pratique. Dans cette campagne, elle invite le spectateur à réfléchir au fait que les commentaires haineux peuvent cibler n’importe lequel d’entre nous, quel que soit notre âge, notre couleur, notre orientation sexuelle, etc.

Dans la vidéo ci-dessus, des acteurs incarnent à la fois les victimes et ceux qui les harcèlent, s'adressant à elles en public comme certains se permettent de le faire en ligne. Une expérience simple qui envoie un message fort : quand on fait face au harcèlement dans la vraie vie, la plupart d’entre nous ressentent le besoin d’intervenir pour s’interposer. Alors pourquoi restons nous silencieux quand cela se produit sur le Web ?

Traduit de l'anglais par Sophie Janinet

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