Vidéo : ces surfeurs ont créé un pont flottant pour mieux attraper leurs vagues

Initiée par Stab Magazine et la marque Candock, cette imposante construction de plastique, placée au large des côtes balinaises, offre de nouvelles possibilités aux amateurs de glisse.

Les surfeurs ne sont visiblement jamais à court d’idées lorsqu’il faut ajouter un peu de fun à leur pratique. Désireux d’entrevoir à quoi ressemblerait le futur du surf, les fondateurs de Stab Magazine se sont associés à l’entreprise Candock pour créer "The Dock" : une construction flottante de 30 mètres de long, pesant près d’une demi-tonne et entièrement destinée aux surfeurs. Avec elle, plus besoin de ramer, et encore moins de réussir son take-off : telle une rampe de lancement, ce pont artificiel permet aux surfeurs d’attraper une vague en plein vol. Ce qui, en vérité, nécessite énormément de technique.

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La vidéo retraçant les premiers essais des surfeurs Ozzie Wright, Noa Deane, Yago Dora, Mitch Coleborn, Balaram Stack et Imaikalani Devault le montre bien : il est très, très complexe de dompter cet imposant pont de plastique posté au beau milieu d’un spot agité de Bali. À chaque vague, la plateforme s’anime dangereusement et menace de s’abattre sur quiconque viendrait s’en approcher de trop près. "Je crois que ce truc te tuerait s’il venait à te toucher, s’avance Noa Deane dans les lignes de Stab Magazine. Lorsqu’une vague s’approche, le pont agit comme un serpent. À un moment, Balaram a voulu sauter de la plateforme : il s’est fait éjecter à deux mètres de hauteur."

Mais après quelques essais tumultueux, durant lesquels certains surfeurs ont préféré utiliser la construction comme un toboggan flottant, celle-ci s’est révélée être un superbe outil, qui ouvre un peu plus encore le champ des possibles en matière de surf. "En fait, on s’est demandé : à quoi ressemblerait le futur ? Une société sans monnaie ? Des voitures qui se conduisent toutes seules ?" relate l’un des fondateurs de Stab Magazine pour expliquer la genèse du projet. "De notre côté, on s’est dit qu’on quitterait probablement les piscines à vagues de Kelly Slater pour donner vie à une session où tu n’aurais jamais à ramer – ce qui, finalement, est une affaire assez dangereuse." Et Ozzie Wright de conclure : "Pas de rame, juste un peu de course, un saut sur une vague qui te ramène jusqu’à la plage, et ainsi de suite. C’était vraiment marrant."

Par Naomi Clément, publié le 17/07/2017

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